Avec les enfants prenons le chemin vers Noel

Avec les enfants prenons le chemin vers Noel
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vendredi 14 décembre 2018

Dimanche 16 décembre

Comme chaque 3ème dimanche du mois, 'dimanche communautaire' à la paroisse :

- 9h30 au presbytère : catéchisme pour adultes ouvert à tous (avec les catéchumènes)
- 11h messe à Saint Crépin
- 12h30 : repas partagé (chacun peut apporter un plat salé ou sucré et inviter largement)
Suivi d'un temps d'échanges et répétition chants de Noel avec la Chorale du soleil
- 16h30 : halte spirituelle au Couvent de Cerfroid


mardi 11 décembre 2018

Méditation du Père Léon pour cette deuxième semaine de l'Avent


« Jérusalem, quitte ta robe de tristesse ! »

C’est l’appel de Baruch en cette deuxième semaine de l’Avent. Une étape vers le Gaudete (Réjouissez-vous !) du dimanche prochain, et surtout vers la joie de la nuit qui verra se lever sur nous l’astre dont la vue a eu cet effet sur les mages : «ils se réjouirent d’une joie grande beaucoup» (Mt 2, 10). Ce cheminement, je voudrais nous proposer d’en faire non une fuite, mais une traversée, avec l’Emmanuel, Dieu-avec-nous. 

Face à la froideur apparente de nos communautés célébrantes, il y a un rêve risqué : celui de la quête effrénée du tout joyeux et vivace. Car il peut enfanter une flatteuse superficialité. Nous venons aussi à la messe décharger sur le Seigneur les fardeaux de nos vies (Ps 55, 23 ; 1 Pierre 5, 7): réussite vite évaporée, échec dur et durable, maladie nous touchant ou étreignant des proches, perte ou instabilité d’un emploi précarisé, …etc. C’est avec tout cela que nous venons vers ce Dieu qui veut établir chez nous sa demeure. Les crèches que nous installons nous préparent à cette inhabitation de Dieu en nous et chez nous. Ainsi soit-il !

Pour entrer dans cette joie, je nous invite à l’école de ce que la sagesse biblique dit de la tristesse. Qohelet, l’homme de la vanité, garde son étiquette : «Mieux vaut aller à la maison du deuil qu'à la maison du banquet, puisque c'est la fin de tout homme; ainsi le vivant y réfléchira.» (Qo 7, 2). Et plus loin : «Le cœur du sage est dans la maison du deuil, le cœur des insensés, dans la maison de la joie» (7, 4). Il y aurait donc une sagesse dans la confrontation à la tristesse. Autrement dit, pour quitter la tristesse, le salut n’est pas dans la fuite, mais bien plus dans la traversée. Et c’est ce que nous indique Jésus qui, à l’approche de sa fin tragique, a confié à ses disciples : «Profondément triste est mon âme jusqu’à la mort. Demeurez ici et veillez avec moi» Mt 26, 38. Veiller est donc une issue dans le tunnel de ce qui peut attrister nos vies. Mieux, Il attire nos regards vers un être-avec au cœur des heures dures, vers un Etre-là, avec nous. Attention ! Le « Demeurez ici » ne saurait en aucun cas être compris comme un appel à demeurer dans le lieu ou la situation de la tristesse. 
Le livre de la Sagesse pointait déjà l’erreur qui consiste à réduire la vie à la tristesse ou à tomber dans les travers psychiques de valorisation de sa situation de souffrance au point de s’y identifier, d’en faire une "robe". «Car ils disent entre eux, dans leurs faux calculs "Courte et triste est notre vie; il n'y a pas de remède lors de la fin de l'homme et on ne connaît personne qui soit revenu de l'Hadès"» (Sg 2, 1). C’est une attitude qui manquerait de sens biblique. Une telle vision de la vie peut conduire à une résignation fataliste ou alors à une joie lumineusement triste parce que manquant de chair : « qu'aucune prairie ne soit exclue de notre orgie, laissons partout des signes de notre liesse, car telle est notre part, tel est notre lot!» (Sg 2, 9). Le livre de la Sagesse concluait déjà : « Ainsi raisonnent-ils, mais ils s'égarent, car leur malice les aveugle. » (Sg 2, 21). Et comme chrétiens, nous ne pouvons entendre « on ne connaît personne qui soit revenu de l'Hadès » sans proclamer avec St Paul : « Jésus Christ est mort, bien plus il est ressuscité, lui qui est à la droite de Dieu et qui intercède pour nous ! » (Rm 8, 34)

Au cœur de nos tristesses que personne ne peut pénétrer (même pas nous-mêmes parfois), au tréfonds des fou-rires dont la vie nous gratifie, accueillons Jésus, l’Hôte intérieur qui aime à faire les traversées avec nous. Sans faux-semblant et sans fuite, laissons-le nous rappeler «il y a un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour gémir, et un temps pour danser.» (Qo 3,4). Le temps pour le rire infini, le temps de la joie sans ombres sera à jamais devant nous. Ce qui nous appartient dans l’aujourd’hui, c’est de faire une option avec le Christ, celle de ne pas faire de nos tristesses, des robes, de ne pas nous y installer, mais de rester le Peuple de Dieu en marche, vers la joie grande, en acceptant de traverser nos tristesses. 
Fructueuse marche vers Noël !
Léon EDAYE


APPEL AUX CATHOLIQUES DE FRANCE ET À NOS CONCITOYENS

11 décembre 2018
Un appel du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

À l’heure où nous écrivons, notre pays n’est pas encore sorti de la crise dite « des gilets jaunes » : crise révélatrice d’un malaise très profond et très ancien, qui engendre une grave défiance envers les responsables politiques.

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dimanche 9 décembre 2018

L'Avent en jaune !


Réveillez votre Espérance, ne vous la laissez pas voler car la promesse est concrète. Nous pourrions passer à côté !
Elle est concrète, oui. Jésus n’est pas un mythe mais une réalité : Noël est la fête de la Nativité.
Le péché, l’action du mal sont concrets : Jésus fait la vérité et nous en sauve. La vie éternelle, c’est concret, sa résurrection est le chemin vers notre créateur et la dimension divine de notre vie. L’expérience de Dieu, c’est concret : en aimant, en se
donnant, en étant des justes, ardents à faire le bien, Jésus est présent. 

L’Espérance est le nom du profond désir de notre cœur. Jésus en est la révélation car il peut combler le cœur qui le cherche.
Cette période particulière de l’Avent nous est proposée pour ne pas manquer
« l’information » et encore moins le rendez-vous avec le Seigneur. Pour cela : prier pour nous laisser saisir par Lui et non pas par le désir addictif et anxiogène d’un idéal matériel et de loisir. Car l’Esprit est prompt, la chair est faible.

L’Avent est teinté de jaune cette année. Un appel pressant à la prière et au dialogue nous est adressé de la part de l’Eglise de France (par Mgr Pontier). Aux deux pistes concrètes pour l’Avent : la prière et la sobriété matérielle pour fêter Noël, ajoutons : sobriété dans l’action. Cela signifie la non-violence. Le dieu argent rend les hommes fous car il ne les respecte pas. Puisse la contagion de la violence ne pas abîmer notre communauté nationale d’une façon irréversible.

Je prie selon saint Paul (Ep.1, 11) : « Je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important ». Et que cette disposition à faire le bien soit contagieuse et multicolore.

Unis à vous dans le Christ. 
+Edouard DUCAMPS

Visite pastorale ...rétrospective journée 4






jeudi 6 décembre 2018

Gilets jaunes

Paris, le 6 décembre 2018,

NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES DU DIALOGUE

Notre pays est secoué depuis plusieurs semaines par des manifestations importantes de personnes exprimant leur souffrance et leurs peurs. Des changements profonds qui marquent notre société, des choix politiques mal compris accentuent le sentiment d’exclusion. Cette crise montre à l’évidence un déficit d’écoute et de dialogue dans notre pays, des ruptures et des incompréhensions que vivent beaucoup de nos concitoyens, une méfiance croissante dans toute institution et la perte de confiance dans les corps intermédiaires.

Nous sommes témoins des violences qui ont émaillé les manifestations de ces dernières semaines. Elles ne mènent à rien et ne peuvent être en aucun cas un mode d’expression du malaise ressenti. Nous les condamnons sans réserve. 

Aujourd’hui, nous appelons chacun à assumer ses responsabilités et à accepter les voies de dialogue qui sont possibles pour que les choix nécessaires puissent être assumés dans le respect de chacun. Nous redisons que la solidarité doit être au cœur des relations humaines, tout spécialement vis-à-vis des plus fragiles. Seul, un dialogue courageux et constructif pourra contribuer à la recherche du bien commun.

J’appelle les catholiques à porter notre pays dans la prière en ce temps où nous attendons la venue du Prince de la Paix et à être chacun, là où il est, artisan de ce dialogue respectueux de l’autre.

+ Georges Pontier
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France



lundi 3 décembre 2018

Petit coucou de l’aumônier catholique de l’hôpital et la maison de retraite Bellevue !




Temps de l’Avent, attente de la venue de Jésus,
Espérance ?

En ce début de la nouvelle année liturgique, j’ai envie de vous partager un peu de ce que je vis dans ma mission. J’ai la chance de constater que l’Espérance peut être visible à tout moment de la vie, et peut-être est-elle plus présente encore dans le temps des épreuves. Je vous partage deux rencontres :

-       Lorsque j’ai débuté ma mission, j’ai eu la grâce d’accompagner une dame pendant environ 2 ans. Elle était âgée de 90 ans et m’a appris sans le savoir ce que pouvait être un aumônier. Pour bien des raisons, depuis la sortie de l’enfance, elle n’a pas pu prendre le chemin de la messe dominicale. Elle a eu une vie dure mais aussi elle souffrait de ne pas pouvoir pardonner à une personne très proche. Elle m’en parlait beaucoup, elle a pu aller à la messe chaque jeudi. Elle a eu des moments de désorientation et même d’agressivité. Et elle continuait à me parler de cette souffrance. Et puis, un jour elle m’a dit « Marie, ça y est, j’ai réussi à lui pardonner ! ». Elle avait un sourire radieux. La paix ne pouvait que se constater dans son attitude et elle a pu mourir dans cette paix.
Depuis son enfance, elle a souffert mais elle a toujours été dans l’Espérance, faisant confiance à Dieu qui l’aiderait à retrouver la Paix dans ce pardon.

-       Récemment, j’ai vu l’Espérance sur le visage d’une dame qui avait un bébé d’une vingtaine de jours. Elle ne connaissait personne et n’avait aucun lieu pour loger. Elle a entraîné un mouvement de solidarité qui annonce cette Espérance. Elle a appelé son fils « Christ », son plus grand désir est qu’il soit baptisé. N’est-ce pas un grand témoignage d’Espérance ?

Alors oui, l’Espérance se vit à tout moment de la vie mais la voyons-nous ? La vivons-nous ? Qu’en ce temps de l’Avent, nous nous débarrassions d’un maximum de « souffrances paralysantes » pour préparer nos cœurs à accueillir ce « Bébé, Conseiller-merveilleux, Prince de la Paix » !

Je souhaite à chacun de vivre ce Temps de l’Avent
dans l’Amour et la Paix du Seigneur !


Marie

Vidéos à regarder et à partager !

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