En bref

Eglise Saint Crépin : L’église est ouverte chaque jour de 8h30 à 19h / Messes dominicales : - Samedi : 19h en village - Dimanche : 9h et 11h à Saint Crépin / - en semaine à Saint Crépin : mardi, jeudi, vendredi et samedi à 9h / le mercredi à 9h à la chapelle de l'Hôtel-Dieu / - Adoration : chaque jeudi après la messe de 9h / - Confessions à l'église Saint Crépin : chaque samedi à 9h30

jeudi 31 mars 2022

Communiqué


Dans le cadre d'une initiative de laïcs catholiques "La France prie", des fidèles se retrouvent le mercredi sur le parvis de l'église Saint Crépin à Château-Thierry pour un temps de prière.

Le curé de la paroisse Saint Crépin les Vignes a été contacté par Madame la sous-préfète de Château-Thierry qui lui a rappelé que les manifestations religieuses sur l'espace public sont soumises à déclaration préalable selon la réglementation en vigueur. A défaut de respect de ces dispositions elles ne sont pas autorisées.

En sont dispensées les manifestations extérieures du culte conforme aux traditions et aux usages locaux  (telles par exemple que la bénédiction des Rameaux ou le Feu nouveau à la veillée pascale) 

Le curé de la paroisse Saint Crépin les Vignes rappelle à tous qu'il convient de respecter ce cadre réglementaire et que l'église Saint Crépin, qui est ouverte tous les jours de 9h à 19h, demeure le lieu privilégié pour la prière personnelle et communautaire.

Père Aimé-Victor BAGALA, curé
Le 31 mars 2022 

mardi 29 mars 2022

Quatrième méditation de Carême : l'Eucharistie, sacrement du don de soi


Pour cette 4ème semaine de Carême nous continuons notre méditation sur la messe avec la liturgie eucharistique.

Dans la célébration de la messe, Jésus, qui est né dans la mangeoire comme aliment pour les animaux, se donne en nourriture pour le salut du monde. Le soir du jeudi saint, lors de la sainte Cène, il prit le pain et le donna à ses disciples en disant : « Ceci est mon corps livré pour vous ». Et après le repas, il prit la coupe et dit à nouveau la prière de bénédiction et la donna à ses convives en disant : « Ceci est mon sang versé pour vous » (Lc22,19-20). Ainsi, Jésus institua l’eucharistie comme sacrement de son corps et de son sang.

Après ce repas, Jésus se rend avec ses amis au champ de Gethsémani pour prier. Trois fois il répète les mêmes paroles : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Mt26,36-46). Ces paroles traduisent d’une part, ce sens du don de soi et d’autre part la confiance et l’abandon du Fils à la volonté du Père. Ainsi, il accepte le sacrifice de la croix et fait l’offrande de sa vie pour le salut de ses frères. 

Notre méditation de cette semaine de Laetare portera sur les prières eucharistiques. Nous essayerons de montrer l’unité et la particularité de chacune de ces prières.

Les formules, entre l’offertoire et le « Notre Père », constituent la partie essentielle de la messe : la partie proprement « eucharistique » ou sacrificielle.

La structure des Prières eucharistiques chrétiennes s’apparente à celle des grandes prières d’action de grâces juives. La formule antique des Prières eucharistiques, telle qu’elle est issue des prières juives, est bien reconnaissable dans les Prières eucharistiques 2, 3 et 4 du Missel romain : la Préface et son dialogue ; le Sanctus ; une louange plus ou moins développée de la sainteté divine se manifestant dans ses œuvres ; l’épiclèse ou appel à l’Esprit Saint en vue de la consécration des offrandes ; le récit de l’institution ou consécration proprement dite ; l’anamnèse ou appel à la mémoire de Dieu, suivant le « Faites ceci en mémoire de moi » ; l’épiclèse post-consécratoire ou appel à l’Esprit Saint en vue de la sanctification du Corps mystique ; les intercessions ; la doxologie finale, conclue par l’Amen des fidèles.

La première prière

La première prière eucharistique, appelée le Canon romain, a longtemps été la seule en usage en occident, globalement depuis l’instauration du missel dit « de saint Pie V » (1570) jusqu’au missel actuel dit « de Paul VI » (1969), soit pratiquement 400 ans ! Elle est connue depuis au moins saint Ambroise de Milan, et son usage s’est assez généralisé (mais sans exclusion) en occident, bien avant 1570. A première vue, il peut sembler difficile de comprendre ce canon, d’y voir une unité, un texte avec un enchaînement logique rigoureux, quand ce n’est pas l’impression de répétition qui parfois s’en dégage. D’où cette particularité pouvait-elle provenir ? Des rapprochements ont été faits avec des canons de liturgies orientales, et en particulier en Egypte, où l’on trouva des ressemblances assez frappantes. Certains conclurent qu’il faudrait chercher l’originalité de cette prière eucharistique dans le fait qu’elle reprendrait les prières de bénédictions juives, et, bien qu’ayant subi des transformations par rapport à elles et aux premières prières chrétiennes, elle aurait une antiquité assez vénérable. 

La deuxième prière

La deuxième prière eucharistique vient de prières relatées par St Hippolyte, prêtre romain au III° siècle. Il n’est pas sûr qu’il en soit lui-même le rédacteur. Il s’agit de la prière eucharistique la plus courte, au style bien condensé, bien en accord avec la liturgie romaine en général. Elle est donc ancienne, et elle a une préface propre que le célébrant n’est pas obligé de prendre, s’il choisit cette prière eucharistique ; il peut opter pour une autre préface. 

Les prières 3 et 4

Les prières eucharistiques trois et quatre ont toutes été composées pour le missel romain de 1969. Elles sont donc récentes. La troisième prière eucharistique se caractérise par des références bibliques peu usitées dans les autres. Le texte fait notamment une référence très nette au sacrifice dont parle le prophète Malachie (Ml 1, 11), que l’Eglise considère toujours comme annonce du sacrifice de Jésus. Ainsi il est clair que chaque Messe est le sacrifice parfait offert en tout lieu et à tout moment qui glorifie Dieu. La prière demande aussi à Dieu de nous associer si bien à ce sacrifice que nos vies deviennent elles-mêmes une offrande qu’Il puisse agréer. La particularité de la quatrième prière eucharistique tient en ce qu’elle déploie toute l’histoire du Salut, en formant ainsi une continuité et un enchaînement logique obligeant à prendre la préface de cette même prière. L’histoire du Salut est relatée jusqu’à, pourrait-on dire, sa consommation dans le royaume que Jésus instaurera définitivement à Son retour dans la gloire. 

Père Aimé Victor BAGALA

Télécharger cette méditation

dimanche 27 mars 2022

Homélie du 27 mars, quatrième dimanche de Carême


La 3ème pierre proposée dans notre paroisse durant ce Carême est celle de la réconciliation ; elle nous invite à faire ce pas sur notre chemin vers Pâques à la lumière de la parabole dite de l’enfant prodigue.

Lire ici l'homélie de Bernard, diacre

mardi 22 mars 2022

Consécration de la Russie et de l'Ukraine au Cœur immaculé de Marie le 25 mars


C’est le vendredi 25 mars, que le Pape François consacrera la Russie et l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie en communion avec les évêques du monde entier. 

En savoir +

Notre évêque le fera au cours d'une heure d'adoration eucharistique à la cathédrale de Soissons le 25 mars à 17h.

Dans notre paroisse nous vivrons cette Consécration lors de la messe à l'église Saint Crépin le vendredi 25 mars à 19h  (attention pas de messe à 9h ce vendredi matin)

lundi 21 mars 2022

Troisième méditation de Carême : l'Eucharistie et la Profession de Foi


Pour cette 3ème semaine de Carême nous continuons notre méditation sur la messe avec la Profession de Foi et la prière universelle qui marquent la fin de la liturgie de la Parole.

Après l’homélie, un temps de silence permet d’intérioriser et d’enraciner dans l’âme la semence reçue. 

Après ce silence, la réponse personnelle de foi s’insère dans la profession de foi de l’Eglise, exprimée dans le «Credo». Récité par toute l’assemblée, le Symbole manifeste la réponse commune à ce que l’on a écouté ensemble de la Parole de Dieu. Il existe un lien vital entre écoute et foi. Ainsi, la récitation du «Credo» fait que l’assemblée liturgique «se rappelle et professe les grands mystères de la foi avant que ne commence leur célébration dans l’Eucharistie» (Présentation générale du Missel romain, n. 67).

La Profession de foi

Elle est dite ou chantée le dimanche et les jours de solennité.

Avec le CREDO (je crois) l’Eglise nous donne les mots justes pour exprimer notre foi ; c’est en quelque sorte un résumé de l’essentiel de notre foi, les fondamentaux transmis de génération en génération.

Ces textes portent le nom de "Symbole" parce qu’ils unissent tous les chrétiens dans la confession d’une même et seule foi (cf Ep 4,4). En grec sym-bolos signifie ce qui rassemble. C’est le contraire de dia-bolos, le diable, c’est-à dire celui qui divise et disperse ! L’unanimité de l’Eglise qui professe le Symbole fait fuir le diable !

Dans la liturgie il existe 3 formes de profession de foi (Source www.liturgie.catholique.fr)

o La profession de foi baptismale

Cette forme dialoguée commence par une triple renonciation au péché, à ce qui conduit au péché, et à Satan l’auteur du péché. Puis, elle se poursuit par trois questions posées par le célébrant, reprenant ainsi le mystère de la trinité (Père, Fils et Saint Esprit). Cette forme de profession de foi est utilisée à chaque Vigile Pascale et à chaque baptême. Elle montre que la foi catholique, avant d’être une structure intellectuelle bien utile, est d’abord un dynamisme de choix de vie. Renoncer au mal pour suivre Jésus Christ. La foi en Dieu Trinité y est manifeste par la formulation en trois questions. Et le lien avec le baptême montre que le don spécifique de la vie divine dans ce sacrement exige une réponse de foi des baptisés.  La foi en Jésus Christ Fils de Dieu naît au baptême.

o Le symbole des apôtres

Il apparaît en forme simplifiée dès le II siècle et se veut être un résumé de la foi contenue dans les saintes écritures. Il est facile à retenir par cœur grâce à sa brièveté.  L’attribution directe de ce texte aux apôtres est bien sûr impossible à prouver mais la foi contenue dans ce symbole vient d’eux. On y perçoit toujours la foi en Dieu Trinité même s’il n’y a plus trois questions posées. L’essentiel du texte centre sur Jésus Christ, Seigneur. 

o Le symbole de Nicée-Constantinople

Fruit de deux conciles œcuméniques, le credo de Nicée Constantinople est un chef d’œuvre de foi de l’Eglise. En 325, les évêques réunis à Nicée vont affirmer la foi en la divinité de Jésus Christ face à l’hérésie arienne.

Trois aspects y sont notamment déployés :

- Engendré et non pas créé

Cette  affirmation s’appuie sur l’Écriture avec des expressions directement inspirées du Prologue de l’évangile de saint Jean : « Il est Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, Fils unique engendré du Père » ; cet engendrement du Fils n’est pas une création : « engendré, non pas créé ». Et qu’il faut prendre au sérieux ce qu’affirme le Prologue de Jean « par lui tout a été fait » : le Fils est absolument Dieu créateur avec le Père.

- Consubstantiel : un terme philosophique. Le symbole de Nicée tire donc de l’Écriture les règles d’interprétation de l’Écriture concernant la divinité du Christ. Cependant, pour préciser l’identité et l’unicité d’être du Père et du Fils, il va faire appel à un terme non biblique, mais philosophique. Le fils est « consubstantiel au Père », que la traduction française rendait « de même nature que le Père » jusqu’en décembre 2021 où la nouvelle traduction du Missel romain trancha pour l’utilisation du terme “consubstantiel”.

- La divinité du Saint-Esprit

La crise devait s’étendre à la confession de la divinité du Saint-Esprit. En 381, le Concile de Constantinople compléta le symbole de Nicée par l’article sur le Saint-Esprit. Comme Dieu, il est Seigneur, il donne la vie ; il procède du Père et, avec le Père et le Fils, il reçoit la même adoration et glorification.

Tous les fidèles s’inclinent profondément lorsqu’ils disent que le Fils de Dieu a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme. Devant la grandeur de ce mystère de l’Incarnation qui trouve en quelque sorte dans l’Eucharistie son prolongement, tout chrétien se prosterne.

Seigneur nous croyons en Toi, fais grandir en nous la foi !


§  Symbole des apôtres, cliquer ici

§  Symbole de Nicée-Constantinople, cliquer ici

§  Credo en latin, cliquer ici

La prière universelle

La réponse à la Parole de Dieu accueillie avec foi s’exprime ensuite dans la supplication commune,appelée « prière universelle », parce qu’elle englobe les nécessités de l’Eglise et du monde (PGMR 69 – Présentation Générale du Missel Romain). Elle s’inspire de la lettre de Paul à Timothée (1Th 2,1-2)

La prière universelle n’est pas « le journal télévisé » ! Les intentions sont habituellement  pour :

- les besoins de l’Eglise

- les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier

- ceux qui sont accablés par toutes sortes de difficultés

- la communauté locale

Ces intentions doivent « être sobres, composées avec une sage liberté et en peu de mots et exprimer la supplication de toute la communauté (PGMR 71) ; on ne prie pas pour des idées, mais pour des personnes. On ne prie par pour la liberté, mais pour ceux qui la recouvrent ou en sont privés ; elles sont dites de l’ambon par le diacre ou un lecteur fidèle laïc ; l’assemblée, debout, exprime sa supplication soit par un refrain chanté soit par une prière silencieuse.

Elle est pleinement développée dans l’Office de la Passion en 10 intentions dans la grande prière universelle du Vendredi Saint.

Seigneur, accueille au creux de Tes mains la prière de Tes enfants !

Bernard COLAS, diacre.





dimanche 20 mars 2022

Pour prier pour les personnes victimes d'abus sexuels, de conscience et de pouvoir dans l'Eglise en cette journée mémorielle du 20 mars

 


Cliquer ici pour accéder au livret de la célébration de prière à Saint Crépin

Imbroglio

Dans les yeux de l'enfant, se mêlent la souffrance de la violence subie, le déni de sa parole et une grande solitude. 

Plus tard devenu adulte, à l'imbroglio de son enfance se rajoutera une colère d'avoir été mis en danger et ne pas avoir été secouru.

Il comprendra que c'est toute la culture d'un système qui a voulu se protéger au lieu de le protéger.

Et son imbroglio ne cesse de se creuser autour de cette  interrogation : « Pourquoi ne peut-on pas lui rendre justice ? » 

C'est tellement vital pour lui pour qu'enfin  il puisse avoir la paix et que cesse de couler sa larme      d'enfance.

 

Une personne victime

Homélie du 20 mars, 3ème dimanche de Carême par le Père Aimé-Victor

Dimanche de MOISE

En ce 3ème dimanche du carême, nous nous proposons le thème de la patience. Ce thème est à comprendre dans un triple sens. D’abord, comme Miséricorde c’est-à-dire comme ce temps que Dieu nous accorde pour notre conversion afin de pouvoir produire les fruits pour sa gloire. Ensuite, comme Persévérance, c’est dire que c’est le temps que Dieu nous donne pour pouvoir grandir dans la foi et de voir les fruits de sa grâce se produire dans nos vies. Dans ce sens, la patience est liée à l’espérance. Enfin, comme Attente, ce temps que nous offrons à l’autre pour qu’il change son comportement et s’améliore. Ici, la patience est synonyme de la confiance placée dans le prochain. 

En ce 3ème dimanche du carême, nous prions particulièrement, avec le pape François, pour toutes les personnes victimes de violences sexuelles, d’abus de pouvoir et de conscience dans l’Eglise.    

Aujourd’hui, commence la série des scrutins pour nos catéchumènes qui se préparent aux sacrements du baptême et de la communion la Nuit Sainte de Pâques. Nous en avons 13 dans notre paroisse dont 1 adulte et 12 ados. Nous allons prier pour eux et avec eux pour que la grâce du Christ transforme leurs vies et leur donne de croître dans la confiance en Dieu, de persévérer dans la contemplation du Seigneur, de produire les fruits de la patience et, après s’être réconciliés avec Dieu, qu’ils renaissent dans une humanité toujours nouvelle. 

Marcher ensemble vers Pâques avec Jésus Christ, " le chemin, la vérité et la vie"







Dans notre paroisse un visuel nous est proposé par les équipes au service de la liturgie pour faire de ce temps de Carême une marche ensemble, en Eglise, à l’écoute de la Parole de Dieu. Nous découvrons de semaine en semaine les « pierres » qui permettent le passage.

Un Carême ponctué de pierres de passage qui feront comme un gué pour nos pas balbutiants. Chaque pierre a un nom sur lequel s’appuyer en référence à la Parole de Dieu de chaque dimanche : 
1ère semaine : en faisant CONFIANCE
2ème semaine sous le signe de la CONTEMPLATION
3ème semaine en faisant preuve de PATIENCE

samedi 19 mars 2022

Dimanche 20 mars à 17h à l'église Saint Crépin : Célébration de prière pour les victimes de violences sexuelles et d'abus dans l'Eglise catholique

Dans le cadre de la journée de prière et de mémoire du 20 mars souhaitée par le Pape François et les évêques de France (en savoir plus)

une célébration de prière aura lieu à l'église Saint Crépin de Château-Thierry le dimanche 20 mars 2022 à 17h

Venez nombreux partager ce temps de prière et de mémoire

Relayer l'information et l'invitation dans votre entourage


Imbroglio

Dans les yeux de l'enfant, se mêlent la souffrance de la violence subie, le déni de sa parole et une grande solitude. 

Plus tard devenu adulte, à l'imbroglio de son enfance se rajoutera une colère d'avoir été mis en danger et ne pas avoir été secouru.

Il comprendra que c'est toute la culture d'un système qui a voulu se protéger au lieu de le protéger.

Et son imbroglio ne cesse de se creuser autour de cette interrogation : « Pourquoi ne peut-on pas lui rendre justice ? » 

C'est tellement vital pour lui pour qu'enfin  il puisse avoir la paix et que cesse de couler sa larme      d'enfance.

 

Une personne victime



vendredi 18 mars 2022

Atelier chants avec les jeunes, ce samedi 19 mars à 17h au presbytère

 


Dieu a besoin de toi, d'entendre tes louanges, tes prières.

Alors viens répéter ce samedi 19 mars à 17 h au presbytère de Château-Thierry (1 rue de la Madeleine) pour chanter la paix et la joie lors de notre prochaine adoration le dimanche 27 mars.


jeudi 17 mars 2022

COVID : consignes sanitaires dans les églises à partir du lundi 14 mars


À partir du lundi 14 mars 2022, en cohérence avec les dispositions gouvernementales
 

(Décret no 2022-352 du 12 mars 2022 modifiant le décret no 2021-699 du 1er juin 2021prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire) 

les contraintes sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19, sont levées dans les lieux de culte, les salles et les accueils paroissiaux.

Voici les pratiques à nouveau autorisées par Mgr Renauld de DINECHIN évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin dans les églises et locaux paroissiaux du diocèse :

- Sauf si l’espace est trop réduit (petite chapelle), le port du masque n’est plus obligatoire en intérieur ; il demeure toutefois possible et laissé à l’appréciation personnelle.

- L’eau bénite peut revenir dans les bénitiers

- Le geste de paix peut être repris

- Les concélébrants peuvent boire au même calice  

- L’utilisation du gel hydro alcoolique pour les ministres de la Communion doit continuer avant d’aller donner la communion (et après)

- La communion peut être donnée sans restriction sur la langue pour les fidèles (mais, si les lieux le permettent, ces derniers sont encouragés à se présenter plutôt en fin de procession)

- Le gel hydro alcoolique peut être laissé à disposition à l’entrée des églises

- Il appartient aux fidèles de prendre les mesures responsables en fonction de leur état de santé par charité pour les autres

- Il convient enfin de veiller à retirer les affichages sur les mesures barrière mises en œuvre antérieurement

Télécharger ici les présentes dispositions

mercredi 16 mars 2022

A l'affiche au cinéma


A Château-Thierry - cliquer ici

Accéder à la bande annonce

L’Église prie pour la paix en Ukraine et pour les victimes de la COVID

Messe à ces intentions à l'église Saint Crépin de Château-Thierry le mercredi 16 mars à 18h30.

Attention : pas de messe ce mercredi matin à 9h à l'Hôtel Dieu.


L’Église en Europe se réunit autour de la table eucharistique. Dès le mercredi des Cendres et tout au long du carême, les Présidents des Conférences épiscopales de notre continent célébreront la messe pour invoquer la paix et prier pour ceux qui sont morts à la suite de la guerre et de la COVID.

Les évêques européens se joignent à l’appel du Pape François «à faire du 2 mars, Mercredi des Cendres, Journée de jeûne pour la paix. J’encourage particulièrement les croyants à se consacrer intensément à la prière et au jeûne ce jour-là».

Nous voulons unir notre voix, affirme S. E. Msgr. Gintaras Grušas, Archevêque de Vilnius et Président du CCEE, à celui du Pape en appelant à l’arrêt des armes, à la fin immédiate de la guerre en Ukraine et au travail pour la paix : «Les raisons de la paix sont plus fortes que le calcul des intérêts spéciaux et le recours aux armes.»

Ce temps de Carême est aussi l’occasion de réaffirmer la proximité de l’Église avec ceux qui ont souffert du coronavirus et qui en souffrent encore, d’appeler à la fin de la pandémie et, au cours de la messe, de rappeler les victimes de la COVID – les nombreuses victimes.

L’initiative inclut toutes les Conférences épiscopales d’Europe.

Cela se veut un signe de communion et d’espérance pour tout le continent, un temps de jeûne et de prière «pour se sentir frères et implorer Dieu de mettre fin à la guerre ».



mardi 15 mars 2022

Deuxième méditation de Carême : l'Eucharistie, Table de la Parole

Pour cette 2ème semaine de Carême nous continuons notre méditation sur la messe.


La messe comporte principalement deux parties ; la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique ; mais comme le précise la PGMR au n°28 (Présentation Générale du Missel Romain) « elles sont si étroitement liées qu’elles forment un seul acte de culte. En effet, la messe dresse la table aussi bien de la Parole de Dieu que du Corps du Seigneur, où les fidèles sont instruits et restaurés ». On parle communément des "deux tables" du Seigneur : l’ambon où est servi le pain savoureux de la Parole de Dieu et l’autel où est rompu le Corps de Jésus Christ. Le même et unique Repas du Seigneur comprend indissociablement ces deux "parties". On ne doit pas porter moins d’attention à l’une qu’à l’autre. « L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4, 4).

Arrêtons-nous cette semaine sur la Table de la Parole.

Elle est constituée par les lectures tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament ; mais l’homélie, la profession de foi et la prière universelle la développent et la concluent – car, dans les lectures que l’homélie explique, Dieu adresse la parole à son peuple, il découvre le mystère de la rédemption et du salut et il présente une nourriture spirituelle ; et le Christ lui-même est là, présent par sa parole au milieu des fidèles. Cette parole divine, le peuple la fait sienne par ses chants, et il y adhère par la profession de foi nourri par elle, il supplie avec la prière universelle pour les besoins de toute l’Eglise et pour le salut du monde entier.

 


  § La Bible est un trésor !

-        La liturgie de la Parole se déploie au fil de l’année liturgique et de ses différents temps et fêtes (l’Avent, Noël, Carême, Temps pascal, Temps ordinaire) avec au centre et au cœur PAQUES, la plus grande des solennités.

-        Depuis le concile Vatican II, nous avons un cycle de trois années liturgiques : l’année A ; l’année B ; l’année C. Pourquoi ? Parce que l’Eglise souhaite que les chrétiens entendent le plus possible de passages de la Parole de Dieu. La foi naît de l’écoute de la Parole. Pour cela, durant l’année A nous écoutons l’Evangile selon Saint Matthieu ; durant l’année B, celui selon Saint Marc ; durant l’année C (en 2022) celui selon Saint Luc. Et celui selon Saint Jean ? Nous l’écoutons pendant le temps pascal et aussi durant l’année B car l’évangile selon Saint Marc est plus court.

 

§  Paroles, attitudes et gestes

-        L’ambon est le lieu propre où l’on proclame la Parole de Dieu et où a lieu l’homélie (il se distingue du pupitre pour l’animation des chants et monitions)

Tous les fidèles, assis, écoutent. Etre assis signifie être dans une attitude d’écoute et de méditation comme Marie de Béthanie assise aux pieds du Seigneur, écoutait Jésus (Lc 10,39)

 

-        Pour indiquer la fin de la lecture, le lecteur ajoute : "Parole du Seigneur" rappelant les mots de l’apôtre Paul « … vous avez accueilli la Parole de Dieu pour ce qu’elle est réellement, non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants ».1 Th 2,13

Tous acclament :"Nous rendons gloire à Dieu" pour signifier les dispositions avec lesquelles nous accueillons dans la foi et avec un cœur reconnaissant les Saintes Ecritures.

 

-        Alleluia : mot hébreu qui signifie "louez Dieu" : "hallelu = louez, "Yah = Yahvé" .

L'Alléluia est une acclamation à l'Evangile qui suit. Il est supprimé pendant le Carême et remplacé par un chant constitué par le verset avant l'Evangile ou par un autre psaume. Les fidèles debouts, reconnaissent que Jésus va leur parler.

 

-        Le prêtre ou le diacre fait un petit signe de croix sur le livre. Puis lui-même et les fidèles se font un petit signe de croix sur le front, la bouche, et le cœur. Ce geste signifie que nous demandons à Dieu que l’Évangile pénètre notre intelligence pour le comprendre, nos lèvres pour le proclamer et notre cœur pour l’aimer.

Si nous gardons l’Évangile dans ces trois endroits, toutes nos pensées, nos paroles et nos désirs seront alignés sur Jésus. C’est un rappel physique pour nous qui avons besoin non seulement d’écouter l’Évangile, mais de le vivre chaque jour de notre vie.


Lorsque le jour de l’ordination l'évêque remet l'Évangéliaire dans les mains du diacre en signe de sa mission d'annoncer l'Évangile, il lui dit : « Recevez l'Évangile du Christ, que vous avez la mission d'annoncer. Soyez attentif à croire à la Parole que vous lirez, à enseigner ce que vous avez cru, à vivre ce que vous aurez enseigné ».

 

§      § L’homélie est « un service liturgique réservé au ministre ordonné (évêque, prêtre ou diacre), qui est appelé par vocation à servir la Parole de Dieu selon la foi de l’Eglise, elle n’est pas un discours quelconque, mais une parole inspirée de la Parole de Dieu qui résonne dans une assemblée de croyants, dans le contexte d’une action liturgique, en vue d’apprendre à pratique l’Evangile de Jésus-Christ » (Directoire  sur l’homélie - 10 février 2015). Le pape François dans son exhortation « la joie de l’Evangile » (n° 139)  parle de l’homélie comme d’une « conversation d’une mère » ; il rappelle que l’Église est mère et qu’elle prêche au peuple comme une mère parle à son enfant, sachant que l’enfant a confiance que tout ce qu’elle lui enseigne sera pour son bien parce qu’il se sait aimé ».

      Le cardinal Cantalamessa disait le 11 mars 2022 lors des prédications de Carême au Vatican : « Il y a deux manières de préparer une homélie. On peut s’asseoir à son bureau et choisir le thème en fonction de ses expériences et de ses connaissances ; puis, une fois le texte préparé, se mettre à genoux et demander à Dieu d’infuser l’Esprit dans nos paroles. C’est une bonne chose, mais ce n’est pas une voie prophétique. Pour être prophétique, il faudrait suivre le chemin inverse : se mettre d’abord à genoux et demander à Dieu quelle est la parole qu’il veut faire résonner pour son peuple. »

  


Ces quelques lignes n’épuisent pas le sujet ! elles veulent mettre quelques accents pour « participer » et pas seulement « assister » à la messe !  Le Concile Vatican II dans sa Constitution sur la sainte liturgie met en valeur ce point : « La Mère Église désire beaucoup que tous les fidèles soient amenés à cette participation pleine, consciente et active aux célébrations liturgiques, qui est demandée par la nature de la liturgie elle-même et qui, en vertu de son baptême, est un droit et un devoir pour le peuple chrétien » (n° 14).

 

Laissons le dernier mot à la Parole de Dieu elle-même pour qu’elle devienne toujours plus notre pain quotidien :

§  « Chaque matin, le Seigneur mon Dieu éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.. » (Isaïe 50,4)

 

§  « Elle est vivante, la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants »     (He 4,12)

 

Puissions-nous nous dire les uns aux autres comme les disciples d’Emmaüs « notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’Il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »

(Lc 24,32)

 

Zone de Texte:Bernard COLAS, diacre


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