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mardi 29 mars 2022

Quatrième méditation de Carême : l'Eucharistie, sacrement du don de soi


Pour cette 4ème semaine de Carême nous continuons notre méditation sur la messe avec la liturgie eucharistique.

Dans la célébration de la messe, Jésus, qui est né dans la mangeoire comme aliment pour les animaux, se donne en nourriture pour le salut du monde. Le soir du jeudi saint, lors de la sainte Cène, il prit le pain et le donna à ses disciples en disant : « Ceci est mon corps livré pour vous ». Et après le repas, il prit la coupe et dit à nouveau la prière de bénédiction et la donna à ses convives en disant : « Ceci est mon sang versé pour vous » (Lc22,19-20). Ainsi, Jésus institua l’eucharistie comme sacrement de son corps et de son sang.

Après ce repas, Jésus se rend avec ses amis au champ de Gethsémani pour prier. Trois fois il répète les mêmes paroles : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Mt26,36-46). Ces paroles traduisent d’une part, ce sens du don de soi et d’autre part la confiance et l’abandon du Fils à la volonté du Père. Ainsi, il accepte le sacrifice de la croix et fait l’offrande de sa vie pour le salut de ses frères. 

Notre méditation de cette semaine de Laetare portera sur les prières eucharistiques. Nous essayerons de montrer l’unité et la particularité de chacune de ces prières.

Les formules, entre l’offertoire et le « Notre Père », constituent la partie essentielle de la messe : la partie proprement « eucharistique » ou sacrificielle.

La structure des Prières eucharistiques chrétiennes s’apparente à celle des grandes prières d’action de grâces juives. La formule antique des Prières eucharistiques, telle qu’elle est issue des prières juives, est bien reconnaissable dans les Prières eucharistiques 2, 3 et 4 du Missel romain : la Préface et son dialogue ; le Sanctus ; une louange plus ou moins développée de la sainteté divine se manifestant dans ses œuvres ; l’épiclèse ou appel à l’Esprit Saint en vue de la consécration des offrandes ; le récit de l’institution ou consécration proprement dite ; l’anamnèse ou appel à la mémoire de Dieu, suivant le « Faites ceci en mémoire de moi » ; l’épiclèse post-consécratoire ou appel à l’Esprit Saint en vue de la sanctification du Corps mystique ; les intercessions ; la doxologie finale, conclue par l’Amen des fidèles.

La première prière

La première prière eucharistique, appelée le Canon romain, a longtemps été la seule en usage en occident, globalement depuis l’instauration du missel dit « de saint Pie V » (1570) jusqu’au missel actuel dit « de Paul VI » (1969), soit pratiquement 400 ans ! Elle est connue depuis au moins saint Ambroise de Milan, et son usage s’est assez généralisé (mais sans exclusion) en occident, bien avant 1570. A première vue, il peut sembler difficile de comprendre ce canon, d’y voir une unité, un texte avec un enchaînement logique rigoureux, quand ce n’est pas l’impression de répétition qui parfois s’en dégage. D’où cette particularité pouvait-elle provenir ? Des rapprochements ont été faits avec des canons de liturgies orientales, et en particulier en Egypte, où l’on trouva des ressemblances assez frappantes. Certains conclurent qu’il faudrait chercher l’originalité de cette prière eucharistique dans le fait qu’elle reprendrait les prières de bénédictions juives, et, bien qu’ayant subi des transformations par rapport à elles et aux premières prières chrétiennes, elle aurait une antiquité assez vénérable. 

La deuxième prière

La deuxième prière eucharistique vient de prières relatées par St Hippolyte, prêtre romain au III° siècle. Il n’est pas sûr qu’il en soit lui-même le rédacteur. Il s’agit de la prière eucharistique la plus courte, au style bien condensé, bien en accord avec la liturgie romaine en général. Elle est donc ancienne, et elle a une préface propre que le célébrant n’est pas obligé de prendre, s’il choisit cette prière eucharistique ; il peut opter pour une autre préface. 

Les prières 3 et 4

Les prières eucharistiques trois et quatre ont toutes été composées pour le missel romain de 1969. Elles sont donc récentes. La troisième prière eucharistique se caractérise par des références bibliques peu usitées dans les autres. Le texte fait notamment une référence très nette au sacrifice dont parle le prophète Malachie (Ml 1, 11), que l’Eglise considère toujours comme annonce du sacrifice de Jésus. Ainsi il est clair que chaque Messe est le sacrifice parfait offert en tout lieu et à tout moment qui glorifie Dieu. La prière demande aussi à Dieu de nous associer si bien à ce sacrifice que nos vies deviennent elles-mêmes une offrande qu’Il puisse agréer. La particularité de la quatrième prière eucharistique tient en ce qu’elle déploie toute l’histoire du Salut, en formant ainsi une continuité et un enchaînement logique obligeant à prendre la préface de cette même prière. L’histoire du Salut est relatée jusqu’à, pourrait-on dire, sa consommation dans le royaume que Jésus instaurera définitivement à Son retour dans la gloire. 

Père Aimé Victor BAGALA

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