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mardi 8 mars 2022

Première méditation de Carême : L'Eucharistie, sacrement du pardon


Le temps du carême nous rappelle l’exigence de la conversion et nous invite à accueillir dans la foi le pardon de Dieu. Ainsi, la messe, source et sommet de la spiritualité chrétienne, se trouve au cœur de ce temps. L’eucharistie, sacrement par excellence du pardon et de la miséricorde de Dieu, est jalonnée de plusieurs moments où l’homme est appelé à implorer la tendresse du Père éternel qui efface les péchés. Ainsi, pendant toute cette période du carême 2022, nous aurons à méditer sur la messe comme lieu et moment privilégié de la rémission des péchés et de la reconstitution du pécheur pardonné dans l’alliance de Dieu dont la communauté est le signe visible. 

Durant cette première semaine notre méditation sera centrée sur l’introduction de la messe, à savoir : le signe de la croix, l’acte pénitentiel (le confiteor) et le gloria. Car, ils ont le caractère d’une ouverture, d’une introduction et d’une préparation. 



1.
La messe s’ouvre par le geste du signe de la croix : « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen. Le signe de croix, on le fait très souvent quand on est chrétien. Parfois machinalement, Que signifie-t-il ? Symbole de la passion du Christ, dessiner sur soi-même une croix marque l’appartenance à une communauté chrétienne et constitue une profession de foi, c’est se remettre à la rédemption par le Christ. Cette parole rappelle bien le baptême (Mt28,19). Ainsi, par ce geste nous signifions que la liturgie nous plonge dans la vie trinitaire et nous retrempe à notre baptême.

Il nous faut donc porter attention à ce geste magnifique et à cette parole initiale de nos célébrations. En effet, ce sont des baptisés qui célèbrent, c’est la famille de Dieu qui est convoquée au Repas du Seigneur.



2.
Parmi les gestes du chrétien, celui de se frapper la poitrine est mal compris : pourquoi prendre cet air triste et abattu quand on se sait sauvé ? Loin de nous culpabiliser outre mesure, ce geste exprime notre confiance en Dieu miséricordieux. Le geste de se frapper la poitrine correspond à l’humilité du pécheur qui fait confiance à Dieu et implore sa miséricorde, contrairement à ceux qui se croient moralement irréprochables et prient comme des orgueilleux. Ce que le Seigneur attend de l’homme pécheur, c’est l’humble désir de son pardon, la sincérité du cœur qui attend son amour : se frapper la poitrine, « faire son mea culpa », constitue le premier pas vers le salut. La vérité du geste exprime toute l’humilité du cœur. Or, « sans l’humilité, on ne peut arriver au salut ni prétendre annoncer le Christ ou être ses témoins » (pape François, 14 juin 2013).

 Aussi, le confiteor (Deo) du latin signifie-t-il : « Je reconnais, j'avoue » ; d'où la traduction liturgique « Je confesse (à Dieu) ». Par cette formule, le fidèle se reconnaît pécheur. La prière se déroule en deux temps : 

1. Aveu de l'état de pécheur et demande d'intercession, 

2. Demande de pardon, par laquelle le prêtre qui préside la célébration demande la miséricorde de Dieu, le pardon des péchés et la vie éternelle.



3.
À plusieurs moments, le prêtre ouvre grand les bras et nous dit : « Le Seigneur soit avec vous. » Nous répondons : « Et avec votre esprit. » Ce n’est pas une simple formule de politesse. En fait, le prêtre nous redit ce que Dieu a dit à des hommes dans la Bible. À Moïse, il a dit : « Je serai avec toi » (Ex 3,12). À Josué, à David, aux prophètes, et à Marie, l’ange Gabriel a dit : « Le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28).

Quand Dieu veut donner une mission à une personne, il lui promet de l’accompagner et de rester présent à ses côtés. À nous aussi, le prêtre annonce que Jésus-Christ est présent auprès de nous. Et nous, nous disons que nous croyons que Jésus est aussi présent dans le prêtre. « L’Esprit », c’est celui que le prêtre a reçu le jour où il est devenu prêtre, il a été « ordonné ». Cet Esprit le rend capable de nous mettre en communication avec Dieu.



4.
La doxologie grecque qui, traduite en latin, commence par le mot Gloria, est originairement une hymne du matin. Elle est une reprise de plusieurs textes scripturaires, spécialement de la louange entonnée par les anges dans la nuit de Noël (Lc 2, 13-14), d’où son nom d’ « hymne angélique » (cf. aussi Jn 1, 29 ; Ps 109, 1 ; Ac 2, 34-36). Elle remonte au moins au IVe siècle, mais n’entre dans la messe romaine qu’au début du VIe, utilisée d’abord à la seule messe de minuit à Noël, puis tous les dimanches et aux fêtes.

Père Aimé Victor BAGALA

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