En bref

Eglise Saint Crépin : L’église est ouverte chaque jour de 8h30 à 19h / Messes dominicales : - Samedi : 19h en village (du 1er mars au 31 octobre) et à 18h (du 1er novembre au 28 février) - Dimanche : 9h et 11h à Saint Crépin / - en semaine à Saint Crépin : mardi, jeudi, vendredi et samedi à 9h / le mercredi à 9h à la chapelle de l'Hôtel-Dieu / - Adoration : chaque jeudi après la messe de 9h / - Confessions à l'église Saint Crépin : chaque samedi à 9h30

dimanche 30 avril 2023

Vénérer les reliques de Saint Cénéric

 


Le 7 mai, jour de la Saint Cénéric, nous allons vénérer ses reliques. Pourquoi ?

Quelques éléments de réponse pour mieux comprendre le sens de cette démarche.

Er rendez-vous dimanche 7 mai à l'esplanade du Vieux Château (devant le casteloscope et entrée des Aigles)  à 10h pour une procession en ville avec la statue reliquaire de Saint Cénéric vers l'église Saint Crépin.

Qu'est-ce qu’une relique ?

L’étymologie du mot : Reliquiae/ les restes

Au sens chrétien, ce sont à la fois :

- des ossements du corps d’un saint (crane, un doigt, le squelette tout entier ou un petit fragment)

- des objets qui lui ont appartenu. Son manteau par exemple… (Manteau de saint François à Paris)

Existe-t-il des reliques du Christ ou de Marie ?

Non ! au sens d’ossements de Jésus ou de Marie, ce n’est pas possible – car Jésus est ressuscité avec son corps, et Marie a été emporté avec son corps au Ciel à l’Assomption. (« La première en chemin… »)

En revanche, il existe des reliques de la Passion, fragments de la Vraie croix, couronne d’épines (Notre-Dame de Paris, sauvée lors de l’incendie) et le suaire (mentionné dans l’Évangile et qui serait conservé à Turin)

Nous avons un grand respect pour les reliques des saints, nous les vénérons. Est-ce que, humainement, cela peut se comprendre ?

Si vous aimez quelqu’un, et si ce quelqu’un meurt, tout naturellement vous gardez précieusement les objets qui lui ont appartenu (le foulard de maman Jeannine). Et ces objets vous font penser à ces personnes.

Si cela est vrai pour nos proches, vous imaginez combien c’est encore plus vrai quand il s’agit d’un saint, de quelqu’un qui a conformé sa vie à Jésus, quelqu’un dont le corps a été le Temple de l’Esprit. C’est vrai de chacun de nous, mais encore plus des saints.

« Vénérer les reliques ». Vénérer et adorer est-ce que c’est la même chose ?

Seul Dieu, notre Dieu un et trois, peut et doit être adoré.

Les saints ne sont que des créatures, l’Église nous dit qu’ils se trouvent près du Seigneur, et comme ils sont près du Seigneur, ils peuvent intercéder pour nous c’est-à-dire demander au Seigneur d’agir pour nous (c’est la Communion des saints).

Leurs reliques, nous pouvons les vénérer, avoir un grand respect pour elles, et en leur présence demander au saint d’intercéder auprès du Seigneur, pour nous, pour notre ville puisqu’il s’agit de Saint Cénéric. L’histoire de l’Église nous montre que la proximité de ces reliques a pu provoquer des miracles…

La vénération des reliques a commencé  dès le temps des martyrs… Quand un chrétien était martyrisé, les chrétiens au péril de leur vie cherchaient à récupérer son corps.

Aujourd’hui encore, nos autels conservent des reliques.

Écoutons un père de l’Église, saint Jean Chrysostome († 407) qui nous encourage à vénérer les reliques : « Voulez-vous, s’exclame-t-il, goûter d’inexprimables délices ? venez au tombeau des martyrs, prosternez-vous humblement devant leurs sacrés ossements, embrassez dévotement la châsse qui les renferme, lisez les combats (leurs vies) qu’ils ont soutenus, les traits édifiants de leur foi et de leur courage. Prenez de l’huile sainte qui brûle devant leurs tombeaux, frottez-en votre corps, votre langue, vos lèvres, votre cou et vos yeux, et vous ressentirez les effets de leur puissante intercession auprès de Dieu. »

Les reliques sont-elles authentiques ?

C’est-à-dire sont-elles véritablement les ossements du saint que nous vénérons ?

La question ne se pose pas lorsqu’il s’agit de saints récents. Les reliques de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus sont venues dans la paroisse, et il y a toute une chaîne de témoignages qui nous prouvent que ce sont vraiment les reliques de sainte Thérèse.

Mais pour les saints plus anciens, c’est plus compliqué. À toutes les époques, on s’est préoccupé de l’authenticité des reliques. Si vous ouvrez une châsse, ou un reliquaire, qui contient des reliques, vous trouverez à côté des ossements, un petit parchemin, qui justement s’appelle un « authentique » et qui est une sorte de certificat d’authenticité de la relique établi avec l’aide des moyens de chaque époque.

Aujourd’hui, il existe des moyens sophistiqués pour dater une relique – comme le carbone 14.

Cela donne lieu parfois à des débats, comme autour de l’authenticité du Saint Suaire.

 Y a-t-il une actualité des reliques ?

Les reliques continuent de rassembler les chrétiens, et parfois même les non-chrétiens.

Chaque fois que l’Église canonise un saint – c’est-à-dire qu’elle reconnaît officiellement la sainteté d’un être humain, on propose des reliques à la vénération des fidèles. 

Dernière question

Les reliques font elles partie du contenu de la Foi ?

Non, au sens où elles ne sont pas inscrites dans notre Credo…

En revanche, dans notre Credo, il y a, à la fois : Je crois en l’Église, et je crois en la Communion des Saints.

Le culte, la vénération des reliques se situe dans la logique de ces deux affirmations de foi.

Pierre MORACCHINI

30 avril, quatrième dimanche de Pâques, l'homélie du Père Claude


Dimanche du Bon pasteur

(Ac 2,14.36-41 ; 1P 2,20-25 ; Jn 10, 1-10)

Nous sommes au 4ème dimanche de Pâques, appelé dimanche du Bon Pasteur  en référence au Christ Bon Pasteur par excellence de nos vies. C’est aussi le dimanche où l’Église nous invite à prier pour les vocations surtout pour les vocations sacerdotales et religieuses.

L’image du Bon Pasteur : Notre civilisation de plus en plus moderne et notre jeunesse de plus en plus portée à la vie urbaine loin des réalités de nos campagnes, ne savent plus grande chose de l’image du pasteur. Le berger ou encore le pasteur, c’est le guide, le protecteur, celui qui garde et mène paître les brebis, il défend et rassure les brebis (Ps77). Il est aussi le médecin des brebis, c’est lui qui les soigne quand elles sont blessées. Il développe entre lui et ses brebis un code de communication : Lorsqu’il les appelle, elles viennent toutes à lui, et lorsque ce sont elles qui se mettent à pousser des cris, lui en décèle le sens et il vole à leur secours. Le bon berger connait l’effectif de son troupeau même s’il n’en dévoile jamais le nombre à quelqu’un ; mieux il les connait chacune car lorsqu’il en vient à manquer une, il le sait et connait laquelle. Le bon berger est reconnu à son bâton, seule arme dont il dispose pour protéger le troupeau des prédateurs ; c’est lui leur garde de corps. Ce bâton il ne l’utile jamais contre les brebis sauf pour faire ramener dans les rangs celles qui semblent s’en écarter.

La crosse épiscopale, signe du bâton du bon berger : C’est à ce bâton du bon berger qu’il faut rapprocher la crosse de l’évêque, bien souvent portée par lui pendant les grandes célébrations liturgiques. C’est le bâton du pasteur car l’évêque est aussi appelé le pasteur ou le berger de son diocèse. Lorsqu’il tient sa crosse, l’évêque met en lumière la mission qui lui est confiée de rassembler le peuple de Dieu dans un même amour et  dans une seule foi. Ce bâton n’a pas pour vocation de disperser mais de rassembler. Même lorsqu’il arrive quelquefois l’évêque prononce des sanctions, car il faut le savoir dans l’église il y a aussi des sanctions, c’est toujours pour l’unité et la cohésion de celle-ci.

Jésus Pasteur par excellence : Lorsque Jésus se définit comme bon pasteur, il rassemble en lui tout seul tous les critères du bon pasteur. C’est lui le pasteur par excellence. Car il est celui par qui nous avons la vie, le mouvement et l’être/ Il seul nous assure le vrai salut. Durant sa vie sur cette terre, Jésus a montré qu’il était un sauveur compatissant. En voyant la foule qui le suivait, il eut pitié, il disait : « ces  gens-là étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6,36) ; Dans son amour pour l’homme, il a nourri  cinq mille hommes à partir seulement de cinq pains et de deux poissons. Le Jeudi Saint, il lave les pied de ses disciples (Jn13,4-12) pour leur donner l’exemple de l’humilité et de la disponibilité du bon berger. A Jérusalem, en bon berger « il se dessaisit de sa vie pour ses brebis. » (Jn10,11)

Prions pour les vocations : La figure du bon pasteur, nous invite aujourd’hui à prier pour les vocations car la mission du bon pasteur est confiée aux évêques successeur des Apôtres et à leur collaborateurs les prêtres. Si nous sommes invitées à prier pour les vocations surtout sacerdotale et religieuse c’est pour que Dieu suscite toujours des pasteurs selon son cœur pour l’Église, afin que le troupeau confié à Pierre le lendemain de la résurrection, lors de la pêche miraculeuse ne se disperse pas faute de pasteurs. A Pierre, Jésus ressuscité avait dit « paie mes brebis » (Jn 21,15-17). Pierre lui-même recommandais aux anciens de sa communauté « Paissez le troupeau  de Dieu qui vous a été confié » (1P 5,2).   Nous devons aussi prier pour les vocations au mariage car c’est d’elle que proviennent ceux qui sont appelés à devenir prêtres ou religieux.

Père Claude MITCHIKPE

samedi 29 avril 2023

Répétition de la chorale


En vue de la Saint Cénéric le 7 mai et la Pentecôte le 28 mai, répétition de la chorale à 20h30 à l'église Saint Crépin les lundis premier mai et 22 mai.

dimanche 23 avril 2023

3° dimanche de Pâques : 23 avril, l'homélie


Lire ici les textes de la messe de ce dimanche

Le coeur tout brûlant

Pierre dans la 1ère lecture s’adressant aux habitants de Jérusalem proclame avec assurance par 3 fois le cœur de la foi : « prêtez l’oreille à mes paroles - dit Pierre - Jésus le Nazaréen, cloué et mort sur la croix, Dieu l’a ressuscité ; nous tous en sommes les témoins ! » Et durant ces premiers dimanches du Temps de Pâques l’Eglise nous donne d’entendre le témoignage des apôtres qui ont vu le Christ ressuscité après sa mort sur la Croix. Et aujourd’hui nous recueillons le témoignage des 2 disciples sur la route de Jérusalem à Emmaüs. Les deux pèlerins d’Emmaüs, à la suite d’un Jésus plein de pédagogie, ont accompli tout un itinéraire intérieur, depuis la tristesse -en se rappelant des événements de la Passion- jusqu’à la joyeuse reconnaissance de Jésus Ressuscité à la fraction du pain. Saint Luc nous dit que l’un des deux s’appelait Cléophas mais nous ne connaissons pas le nom du 2ème … comme pour nous laisser entendre que nous pouvons - chacun, chacune - être ce 2ème disciple marchant sur la route !

Dans cette page d’Evangile il y a 5 mots qui commencent par un E ... comme EMMAUS. L’aller-retour symbolique des deux disciples, de Jérusalem à Emmaüs, nous invite en ce temps pascal à mettre ces 5 « œufs » dans le même panier ! ces 5 E qui sont constitutifs de toute vie chrétienne.

Evénements, Espérance, Evangile, Eucharistie et Eglise

Lire ici la suite de l'homélie de Bernard Colas, diacre


jeudi 20 avril 2023

DECES de l'abbé Henri DUFOUR


L’abbé Henri DUFOUR est décédé mardi 18 avril 202 à l’hôpital de La Fère, muni des derniers sacrements, dans sa 91ème année et la 65ème année de son sacerdoce.

La messe des funérailles sera célébrée le samedi 22 avril 2023 à 10h à l’église Saint-Martin à Saint-Quentin (rue du Parvis Saint-Martin)

L'abbé Henri DUFOUR a été vicaire à Saint Crépin de 1962 à 1972.

Nous rendons grâce à Dieu pour son ministère et sa vie,

tout en le confiant à la miséricorde du Père.

Que le Seigneur l’accueille avec joie auprès de Lui.

Télécharger le faire part de décès


dimanche 16 avril 2023

Homélie du Père Claude : dimanche de la Divine miséricorde : 16 avril 2023

2 ème dimanche de Pâques

Dimanche de la divine miséricorde

(Ac 2,42-47 ; 1P 1,3-9 ; Jn 20, 19-31)


Mon Seigneur et mon Dieu !

D’après les Évangiles, Jésus ressuscité se serait montré aux disciples une dizaine de fois. Selon l’ordre qui est souvent retenu par les Évangiles l’apparition aux disciples en l’absence de Thomas, est la cinquième apparition et celle en présence de Thomas en est la sixième. Il en a eu sans doute bien d’autres, car selon Saint Jean « il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence de ses disciples et qui ne sont pas écrits dans ce Livre ici. » (Jn 20,31-32).  La conséquence de ces apparitions est bien ce que nous lisons dans les actes des Apôtres  ce dimanche : « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun » (Ac 2,42-47), tellement la foi des disciples en la résurrection de Jésus était  bien enracinée qu’ils pouvaient, comme on vient de le voir, développer entre eux la crainte de Dieu et la communion fraternelle. Ce qui est décrit ici dans le livre des actes des Apôtres a été possible grâce à la vitalité de la foi des disciples au lendemain de la résurrection. C’est à tort que nous regardons cela aujourd’hui comme de l’utopie, même si au regard de l’histoire cela n’a pas non plus duré longtemps.

Au cœur de tout cela, attardons-nous un instant sur la foi de Thomas pour comprendre son doute quant à la résurrection de Jésus. Thomas avait-il tort de demander à voir avant de croire ? Non ! car la foi passe aussi par l’expérience des sens. Il y en a qui ont seulement besoin d’entendre pour croire : c’est la foi à travers la proclamation, l’annonce de la Bonne Nouvelle. C’est ce que dit Saint Paul dans sa lettre aux Romains « comment mettre sa foi en Jésus Christ si on ne l’a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ? » (Rm10, 14). Il est bien vrai aussi que c’est à travers certaines expériences de la vie, ou même à partir d’un choc existentiel, d’une épreuve de la foi que nait la foi authentique chez certains. C’est le cas par exemple de Simon Pierre. Le choc intérieur que son reniement lui a causé au point de finir par en pleurer et ensuite sa rencontre avec le ressuscité pendant la pêche miraculeuse vont changer la vie et la foi de Pierre. Mais cela n’est pas vrai pour tout le monde. Il y en a qui ont besoin de voir pour croire : Par exemple  voir se produire un miracle. C’est le cas de Thomas.

Jésus proclame bienheureux « ceux qui croient sans avoir vu » c’est-à-dire tous ceux ne font pas partir de la génération des premiers disciples ; ceux qui  ne l’ont pas vu de leurs yeux en chair et en os et, qui ne l’ont pas touché de leurs mains. Nous sommes sans doute de ceux-là que Jésus proclame bienheureux, mais cela ne fait pas  de nous les plus croyants en comparaisons aux premiers disciples. Ce n’est certainement pas le sens de la déclaration de Jésus. A nous aussi Dieu a fait la grâce de la foi autant qu’il en a fait aux premiers, même sans avoir vu, toucher et contempler le verbe de Dieu pour reprendre des expressions chères à Saint Jean. Que ce soit Thomas qui a cru pour avoir vu, ou que ce soit nous qui avons cru sans avoir vu, l’important, c’est que nous tous nous puissions arriver à la même profession de foi qui impose silence et adoration. A la vue du Ressuscité, Thomas n’appelle pas Jésus ou rabbi, mais il appelle « Mon Seigneur et Mon Dieu. » Ces mots de Thomas traduisent chez lui une attitude d’adoration et de contemplation. C’est à cette contemplation et à cette adoration que chacun de nous sera invité tout à l’heure pendant l’élévation du corps et du sang de Jésus par le prêtre où devant ce mystère si grand, nous dirons chacun dans son cœur la profession de foi de Thomas « Mon Seigneur et mon Dieu. » Désormais avec Thomas, nous comprenons que lorsque nous entendons le nom de Jésus, nous n’avons plus seulement affaire à Jésus le Nazaréen mais nous avons affaire à notre Seigneur et Dieu. Puisse le Ressuscité illuminer nos vies et nous accorder sa paix. Amen.

 Père Claude MITCHIKPE

mardi 11 avril 2023

Edito paroissial pour le mois d'avril

 EXULTET !

« Qu’éclate dans le ciel la joie des anges, qu’éclate de partout la joie du monde, qu’éclate dans l’Église la joie des fils de Dieu ! »

Lors de la veillée pascale ce chant de l’Exultet annonce la Pâque et la Résurrection, « ce jour que fit le Seigneur qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! » Psaume 117.

Cette invitation à exulter semble contraster avec le monde actuel qui montre plutôt souvent un visage triste et obscur avec son lot de guerres, violences, conflits, confusions, injustices, maladies... Dans cette obscurité, dans les nuits et brouillards de notre humanité, dans les nuages et les orages de nos vies le Christ ressuscité nous rappelle que, même si nous traversons des difficultés de toutes sortes, si nous sommes avec Lui, nous pouvons avancer, libres et vainqueurs car il a détruit la mort, Il est Vivant ! 

En regardant le cierge pascal nous sommes invités à entrer dans la lumière de la Résurrection malgré les ténèbres qui cherchent à envahir le monde et nos existences. Ce cierge dans la nuit est la lumière des baptisés, ; laissons le Seigneur allumer ou raviver cette flamme de la foi, de l’espérance et de l’Amour reçue à notre baptême et alors comme les disciples d’Emmaüs nous aurons « le cœur tout brûlant » !

La fin du chant de l’Exultet nous donne l’horizon de notre pèlerinage sur la terre : « que brille devant Toi cette lumière, demain se lèvera l’aube nouvelle d’un monde rajeuni dans la Pâque de ton Fils ! Et que règnent la Paix, la Justice et l’Amour, Et que passent tous les hommes de cette terre à ta grande maison ! »

Alors nous pouvons durant ce Temps pascal reprendre la salutation de Pâques dans l'Eglise avec  l'exclamation "Il est ressuscité !" et la réponse traditionnelle qui est :  "Il est vraiment ressuscité !". Cette salutation nous rappelle la joyeuse nouvelle que nous célébrons à Pâques, à savoir que la mort de Jésus n'a pas été vaine et qu'il a le pouvoir de vaincre la mort. La résurrection du Christ nous donne l'espérance du salut, de notre propre résurrection et de la vie éternelle.

Rendons grâce au Seigneur, Il est bon ! Eternel est Son Amour !

Alleluia, Alleluia, Alleluia !

Bernard COLAS, diacre

Ecoutez ici le chant de l'EXULTET

dimanche 9 avril 2023

Homélie du dimanche de Pâques


Il vit et il crut


Frères et sœurs, avons-nous couru ce matin pour venir à l’église ? comme Marie Madeleine a couru de grand matin au tombeau de Jésus. Et là une surprise l’attend : la pierre qui , depuis le vendredi fermait le tombeau a été enlevée ; ce dimanche matin la peur, l’angoisse, 1000 questions l’assaillent. Alors elle court de nouveau chez les apôtres, toute tremblante avec cette nouvelle « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé ». Du coup, la course devient contagieuse… Pierre et Jean se mettent à courir à leur tour. Et c’est une femme qui a suscité leur course, qui a été la 1ère à être témoin de la Résurrection. Et les voilà, Pierre et Jean, courant eux aussi, chacun à son rythme. Jean, le plus jeune, « courut plus vite ». Il arrive le premier, mais n’entre pas. Il attend avec respect Pierre, le chef de la communauté. Et Pierre voit dans ce tombeau vide des objets : les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus. C’est alors que Jean entre à son tour. Il ne voit rien d’autre que ce que Pierre a vu. Mais son regard est différent. Jean comprend tout de suite, avant même les apparitions du Ressuscité. Clairvoyance des yeux qui aiment : ils voient ce que les autres ne voient pas. Dans les objets muets qui s’offrent à son regard – le tombeau vide, les linges, le suaire – Jean sait reconnaître les signes de la résurrection : « Il vit et il crut ». L’Esprit saint a illuminé les yeux de son cœur. L’Esprit lui a donné ce regard de foi éclairé par la sainte Écriture, qui sait pénétrer au-delà des apparences. Le Petit Prince de Saint Exupéry disait avec justesse : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». Oui, ce sont les yeux du cœur qui fondent notre foi.

Lire ici la suite de l'homélie de Bernard Colas, diacre



Pâques ! le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !


En savoir plus sur Pâques 


Par toute la terre ! écoutez ce chant repris à la paroisse !

Par toute la terre il nous envoie

Témoigner de son amour

Proclamer son nom et son salut

Dans la force de l'esprit

Car nos yeux ont vu et reconnu

Le sauveur ressuscité

Le saint d'Israël, né de Marie

Fils de Dieu qui donne vie


Criez de joie, Christ est ressuscité

Il nous envoie annoncer la vérité

Criez de joie, brûlez de son amour

Car il est là, avec nous pour toujours


Par sa vie donnée, son sang versé

Il a racheté nos vies

Il détruit les portes des enfers

Il nous sauve du péché


À tout homme il donne son salut

Don gratuit de son amour

Vivons dans sa gloire et sa clarté

Maintenant et à jamais


Criez de joie, Christ est ressuscité

Il nous envoie annoncer la vérité

Criez de joie, brûlez de son amour

Car il est là, avec nous pour toujours


Pour porter la joie il nous envoie

Messagers de son salut

Pauvres serviteurs qu'il a choisis

Consacrés pour l'annoncer


Que nos lèvres chantent sa bonté

La splendeur de son dessein

Gloire à notre Dieu, roi tout puissant

Éternel est son amour




vendredi 7 avril 2023

Méditation du Vendredi Saint


Quatre regards de Jésus dans Sa Passion

La Passion du Christ ne se commente pas ; elle se médite et se reçoit dans le silence du Vendredi et du Samedi saints. Les mots que nous écoutons doivent résonner dans le silence intérieur sinon nous risquons de demeurer étrangers au mystère de l’Amour qui va jusqu’à l’extrême du don. Entrons dans ce silence divin. Par- delà les 7 dernières paroles de Jésus dans Sa Passion, il nous faut saisir les regards de Jésus. 

Dans ses rencontres sur les routes de Palestine comme dans sa Passion le regard de Jésus interroge, guérit, relève, pardonne, pacifie, engendre à la vie ; Dans le regard de Jésus chacun peut voir à la fois son identité et son éternité.

Arrêtons-nous quelques instants sur 4 regards de Jésus : avec Judas, avec Pierre, avec Jean et avec Marie.

Lire ici la méditation de Bernard Colas, diacre


Homélie du Père Aimé-Victor à la messe du Jeudi Saint, 6 avril


En mémoire de la Cène du Seigneur

La cène du Seigneur que nous célébrons le soir du jeudi de la semaine sainte fait mémoire au repas pascal que Jésus partagea avec ses disciples avant d’entrer dans sa passion.  Pour le peuple juif, ce repas célébrait sa libération de l’oppresseur et son alliance avec Dieu. Le Christ fait de ce repas une alliance nouvelle conclue dans son sang. Du repas de l’Exode au repas du Seigneur au soir du Jeudi saint, Dieu se révèle Libérateur des hommes, car toutes ses actions sont porteuses du salut et toutes ses paroles sont paroles du salut.

Ainsi, on peut comprendre le sens du repas Eucharistique et le rôle du Prêtre dans le monde d’aujourd’hui. En effet, en ce jour du jeudi saint, le Seigneur Jésus Christ institua les sacrements de l’Eucharistie et de l’Ordre ou du Sacerdoce pour pérenniser et perpétuer sa présence libératrice à travers les siècles. L’Eucharistie comme le Prêtre sont signe de l’amour de Dieu qui chasse la nuit des ténèbres et met fin aux jours de l’esclavage du mal, du péché et de la mort.

Lire ici l'homélie du Père Aimé-Victor

lundi 3 avril 2023

Notre évêque sur KTO dans "La vie des diocèses"

 

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Prochaines diffusions sur KTO

  • le mardi 4 avril 2023 à 2:24
  • le mercredi 5 avril 2023 à 8:28
  • le jeudi 6 avril 2023 à 3:02
  • le jeudi 6 avril 2023 à 9:03
  • le vendredi 7 avril 2023 à 6:02
  • le samedi 8 avril 2023 à 3:22
  • le dimanche 9 avril 2023 à 3:40


Méditation pour la Semaine Sainte



Lire ici les textes de la messe des Rameaux : 2 avril

Lire ici les textes de la messe du Jeudi Saint : 6 avril

Lire ici les textes de l'Office de la Passion - vendredi saint 7 avril

Lire ici les textes de Pâques : 8 et 9 avril


Louange et service

Les ressources en eau et en énergies deviennent de plus en plus précieuses et coûteuses …alors nous sommes invités à faire des économies ! 

Mais ne faisons pas d’économies sur la prière, source d’énergies renouvelables ! et ce d’autant moins durant cette Semaine Sainte qui nous prépare à la plus grande fête de l’année pour les chrétiens. « Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes » Ps 117

« Fais nous tenir en ce monde notre devoir de louange et de service » : cette oraison peut nous donner le fil rouge de notre Semaine Sainte.

Louange 

- de notre louange qui chante notre reconnaissance pour l’amour « passionné » de Jésus qui dans Sa Passion nous a aimés « jusqu’à l’extrême du don »

- de notre louange pour le pardon et la réconciliation que le Seigneur offre aux pécheurs que nous sommes

- de notre louange pour les prêtres que le Seigneur consacre pour annoncer, célébrer et servir le Peuple de Dieu et qui de Sa part nous nourrissent de Sa Parole et du Pain de Vie, nous donnent les sacrements et notamment nous pardonnent en Son Nom.

Les célébrations et les sacrements de la Semaine Sainte nous sont offerts personnellement et communautairement pour « suivre le Seigneur, afin qu’associés par grâce à la croix nous ayons part à la résurrection et à la vie. » (Dimanche des Rameaux)

Service 

« Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ?

Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur” et vous avez raison, car vraiment je le suis.

Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Jn 13,15

Retenons cet exemple de Jésus lors du dernier repas et méditons : à quoi et avec qui le Seigneur m’appelle à « servir » durant mon pèlerinage sur la terre ?

Il y a de multiples manières de servir et d’aimer !

Il y a de multiples manières de témoigner en paroles et en actes de notre foi au Christ ressuscité, vivant pour toujours !

Alors, de nos « HOSANNA » des Rameaux aux « ALLELUIA » de Pâques nous chanterons notre joie et notre reconnaissance dans une louange envers notre Dieu de qui » nous tenons l’être, le mouvement et la vie » car « éternel est Son Amour » !

Bernard COLAS, diacre.



Petite confidence : j’aime beaucoup cette hymne de Carême : à écouter ici

« Si tu n’étais pardon toujours offert »  qui pourrait aussi inspirer notre prière pour que cette Semaine Sainte soit sainte pour chacun et pour notre communauté paroissiale, sainte, c’est à dire sanctifiante « en suivant le Seigneur afin qu’associés par grâce à la croix nous ayons part à la résurrection et à la vie » ‘(Introduction du dimanche des Rameaux)




Sacrement de réconciliation - temps de Confessions dans notre paroisse


- Lundi 3 avril : célébration pénitentielle avec confessions individuelles : à 19h à Saint Crépin

- Samedi 8 avril : confessions de 10h à 12h à Saint Crépin

- chaque samedi matin après la messe de 9h

Homélie du 2 avril, dimanche des Rameaux et de la Passion




Le dimanche des rameaux et de la passion du Seigneur ouvre la Semaine Sainte qui, au terme du carême, s’achève par le Triduum pascal, célébration unique qui est le cœur de notre foi. Toute cette Semaine est dominée par la Croix du Christ, grand prêtre de l’unique alliance, qui offre au Père le sacrifice qui sauve le monde.  Nous devons faire attention pour ne pas nous arrêter à l’aspect simplement historique des événements que nous allons vivre toute la Semaine Sainte. Car tous récits cherchent à nous montrer que c’est Dieu qui conduit toute l’histoire et à nous faire adorer Jésus, humilié et couvert de honte qui, à tout le moins, est le Seigneur, le Souverain Maître de ces événements. 

Lire ici la suite de l'homélie du Père Aimé-Victor


samedi 1 avril 2023

La chanson de frère Pierre PETIT sur la Passion et la Résurrection du Christ

Au cœur du Paris du XVIe siècle, un franciscain offre un long poème à des clarisses pour leur permettre de s’associer à la Passion et à la Résurrection de Jésus-Christ. Ce texte n’a pas vieilli. En ce temps de Pâques, il peut aujourd’hui encore nous aider à communier aux souffrances du Christ en croix et à la gloire du Ressuscité.  

Les petits cadeaux entretiennent l’amitié : cela ne date pas d’aujourd’hui ! Alors, comment exprimer votre affection fraternelle lorsque vous êtes confesseur dans un monastère féminin au XVIe siècle, sachant qu’une sévère clôture vous sépare des moniales et que même leur visage vous est caché par un voile ? Dans les communautés franciscaines on a trouvé la solution : au moment des grandes fêtes (Noël, nouvel an, Pâques), on s’échange de part et d’autre de menus présents, sorte d’étrennes. Les sœurs fabriquent des bricoles ou mijotent  de bonnes confitures, tandis que les frères composent des textes, théologiques, historiques ou tout simplement récréatifs – comme ces « farces » qui font tant rire les sœurs. 


Crédit : Bibliothèque du musée Condé, Château de Chantilly.

Une chanson destinée aux clarisses de l’Ave Maria

En ce temps de la Passion, c’est un de ces textes que je me propose, à mon tour, de vous offrir, car il n’a pas vieilli et peut nourrir notre prière. Son auteur, Pierre Petit, est un « religieux de l’Ave Maria », c’est-à-dire qu’il réside dans le petit couvent de frères mineurs jouxtant le monastère des clarisses de l’Ave Maria, dans le quartier du Marais à Paris. De ce Pierre Petit nous ne savons rien, sinon que vers 1531 il a composé et publié une « chanson », à savoir une longue méditation de cent-vingt octosyllabes sur la Passion et la Résurrection du Christ. Peut-être destiné à être chanté, ce texte a très probablement été écrit pour les moniales : « Jésus, ton époux, ton ami, supplieras en dévotion », peut-on lire dès le troisième vers. Cette poésie – qui n’est pas l’œuvre d’un Ronsard ou d’un Marot mais celle d’un humble « rimailleur » – nous permet néanmoins d’entrer en communion avec nos frères chrétiens du Moyen Âge et des débuts de la Renaissance qui veulent accompagner Jésus, souffrir et pleurer avec lui, tout au long de son chemin de croix. Et le texte ne s’arrête pas à la mise au tombeau. On y trouve les apparitions à Marie-Madeleine et aux apôtres, les disciples d’Emmaüs, mais aussi un épisode qui ne se trouve pas dans l’Écriture, mais qu’il est impossible de ne pas imaginer quand on y réfléchit un seul instant : l’apparition du Christ à sa Mère.  

Voici donc, dans un français légèrement modernisé, la Chanson de frère Pierre Petit. Elle peut nous aider aujourd’hui encore, à « réveiller nos cœurs endormis ».

Pierre MORACCHINI

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