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samedi 1 avril 2023

La chanson de frère Pierre PETIT sur la Passion et la Résurrection du Christ

Au cœur du Paris du XVIe siècle, un franciscain offre un long poème à des clarisses pour leur permettre de s’associer à la Passion et à la Résurrection de Jésus-Christ. Ce texte n’a pas vieilli. En ce temps de Pâques, il peut aujourd’hui encore nous aider à communier aux souffrances du Christ en croix et à la gloire du Ressuscité.  

Les petits cadeaux entretiennent l’amitié : cela ne date pas d’aujourd’hui ! Alors, comment exprimer votre affection fraternelle lorsque vous êtes confesseur dans un monastère féminin au XVIe siècle, sachant qu’une sévère clôture vous sépare des moniales et que même leur visage vous est caché par un voile ? Dans les communautés franciscaines on a trouvé la solution : au moment des grandes fêtes (Noël, nouvel an, Pâques), on s’échange de part et d’autre de menus présents, sorte d’étrennes. Les sœurs fabriquent des bricoles ou mijotent  de bonnes confitures, tandis que les frères composent des textes, théologiques, historiques ou tout simplement récréatifs – comme ces « farces » qui font tant rire les sœurs. 


Crédit : Bibliothèque du musée Condé, Château de Chantilly.

Une chanson destinée aux clarisses de l’Ave Maria

En ce temps de la Passion, c’est un de ces textes que je me propose, à mon tour, de vous offrir, car il n’a pas vieilli et peut nourrir notre prière. Son auteur, Pierre Petit, est un « religieux de l’Ave Maria », c’est-à-dire qu’il réside dans le petit couvent de frères mineurs jouxtant le monastère des clarisses de l’Ave Maria, dans le quartier du Marais à Paris. De ce Pierre Petit nous ne savons rien, sinon que vers 1531 il a composé et publié une « chanson », à savoir une longue méditation de cent-vingt octosyllabes sur la Passion et la Résurrection du Christ. Peut-être destiné à être chanté, ce texte a très probablement été écrit pour les moniales : « Jésus, ton époux, ton ami, supplieras en dévotion », peut-on lire dès le troisième vers. Cette poésie – qui n’est pas l’œuvre d’un Ronsard ou d’un Marot mais celle d’un humble « rimailleur » – nous permet néanmoins d’entrer en communion avec nos frères chrétiens du Moyen Âge et des débuts de la Renaissance qui veulent accompagner Jésus, souffrir et pleurer avec lui, tout au long de son chemin de croix. Et le texte ne s’arrête pas à la mise au tombeau. On y trouve les apparitions à Marie-Madeleine et aux apôtres, les disciples d’Emmaüs, mais aussi un épisode qui ne se trouve pas dans l’Écriture, mais qu’il est impossible de ne pas imaginer quand on y réfléchit un seul instant : l’apparition du Christ à sa Mère.  

Voici donc, dans un français légèrement modernisé, la Chanson de frère Pierre Petit. Elle peut nous aider aujourd’hui encore, à « réveiller nos cœurs endormis ».

Pierre MORACCHINI

Lire et méditer cette prière en cliquant ici

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