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lundi 21 mars 2022

Troisième méditation de Carême : l'Eucharistie et la Profession de Foi


Pour cette 3ème semaine de Carême nous continuons notre méditation sur la messe avec la Profession de Foi et la prière universelle qui marquent la fin de la liturgie de la Parole.

Après l’homélie, un temps de silence permet d’intérioriser et d’enraciner dans l’âme la semence reçue. 

Après ce silence, la réponse personnelle de foi s’insère dans la profession de foi de l’Eglise, exprimée dans le «Credo». Récité par toute l’assemblée, le Symbole manifeste la réponse commune à ce que l’on a écouté ensemble de la Parole de Dieu. Il existe un lien vital entre écoute et foi. Ainsi, la récitation du «Credo» fait que l’assemblée liturgique «se rappelle et professe les grands mystères de la foi avant que ne commence leur célébration dans l’Eucharistie» (Présentation générale du Missel romain, n. 67).

La Profession de foi

Elle est dite ou chantée le dimanche et les jours de solennité.

Avec le CREDO (je crois) l’Eglise nous donne les mots justes pour exprimer notre foi ; c’est en quelque sorte un résumé de l’essentiel de notre foi, les fondamentaux transmis de génération en génération.

Ces textes portent le nom de "Symbole" parce qu’ils unissent tous les chrétiens dans la confession d’une même et seule foi (cf Ep 4,4). En grec sym-bolos signifie ce qui rassemble. C’est le contraire de dia-bolos, le diable, c’est-à dire celui qui divise et disperse ! L’unanimité de l’Eglise qui professe le Symbole fait fuir le diable !

Dans la liturgie il existe 3 formes de profession de foi (Source www.liturgie.catholique.fr)

o La profession de foi baptismale

Cette forme dialoguée commence par une triple renonciation au péché, à ce qui conduit au péché, et à Satan l’auteur du péché. Puis, elle se poursuit par trois questions posées par le célébrant, reprenant ainsi le mystère de la trinité (Père, Fils et Saint Esprit). Cette forme de profession de foi est utilisée à chaque Vigile Pascale et à chaque baptême. Elle montre que la foi catholique, avant d’être une structure intellectuelle bien utile, est d’abord un dynamisme de choix de vie. Renoncer au mal pour suivre Jésus Christ. La foi en Dieu Trinité y est manifeste par la formulation en trois questions. Et le lien avec le baptême montre que le don spécifique de la vie divine dans ce sacrement exige une réponse de foi des baptisés.  La foi en Jésus Christ Fils de Dieu naît au baptême.

o Le symbole des apôtres

Il apparaît en forme simplifiée dès le II siècle et se veut être un résumé de la foi contenue dans les saintes écritures. Il est facile à retenir par cœur grâce à sa brièveté.  L’attribution directe de ce texte aux apôtres est bien sûr impossible à prouver mais la foi contenue dans ce symbole vient d’eux. On y perçoit toujours la foi en Dieu Trinité même s’il n’y a plus trois questions posées. L’essentiel du texte centre sur Jésus Christ, Seigneur. 

o Le symbole de Nicée-Constantinople

Fruit de deux conciles œcuméniques, le credo de Nicée Constantinople est un chef d’œuvre de foi de l’Eglise. En 325, les évêques réunis à Nicée vont affirmer la foi en la divinité de Jésus Christ face à l’hérésie arienne.

Trois aspects y sont notamment déployés :

- Engendré et non pas créé

Cette  affirmation s’appuie sur l’Écriture avec des expressions directement inspirées du Prologue de l’évangile de saint Jean : « Il est Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, Fils unique engendré du Père » ; cet engendrement du Fils n’est pas une création : « engendré, non pas créé ». Et qu’il faut prendre au sérieux ce qu’affirme le Prologue de Jean « par lui tout a été fait » : le Fils est absolument Dieu créateur avec le Père.

- Consubstantiel : un terme philosophique. Le symbole de Nicée tire donc de l’Écriture les règles d’interprétation de l’Écriture concernant la divinité du Christ. Cependant, pour préciser l’identité et l’unicité d’être du Père et du Fils, il va faire appel à un terme non biblique, mais philosophique. Le fils est « consubstantiel au Père », que la traduction française rendait « de même nature que le Père » jusqu’en décembre 2021 où la nouvelle traduction du Missel romain trancha pour l’utilisation du terme “consubstantiel”.

- La divinité du Saint-Esprit

La crise devait s’étendre à la confession de la divinité du Saint-Esprit. En 381, le Concile de Constantinople compléta le symbole de Nicée par l’article sur le Saint-Esprit. Comme Dieu, il est Seigneur, il donne la vie ; il procède du Père et, avec le Père et le Fils, il reçoit la même adoration et glorification.

Tous les fidèles s’inclinent profondément lorsqu’ils disent que le Fils de Dieu a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme. Devant la grandeur de ce mystère de l’Incarnation qui trouve en quelque sorte dans l’Eucharistie son prolongement, tout chrétien se prosterne.

Seigneur nous croyons en Toi, fais grandir en nous la foi !


§  Symbole des apôtres, cliquer ici

§  Symbole de Nicée-Constantinople, cliquer ici

§  Credo en latin, cliquer ici

La prière universelle

La réponse à la Parole de Dieu accueillie avec foi s’exprime ensuite dans la supplication commune,appelée « prière universelle », parce qu’elle englobe les nécessités de l’Eglise et du monde (PGMR 69 – Présentation Générale du Missel Romain). Elle s’inspire de la lettre de Paul à Timothée (1Th 2,1-2)

La prière universelle n’est pas « le journal télévisé » ! Les intentions sont habituellement  pour :

- les besoins de l’Eglise

- les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier

- ceux qui sont accablés par toutes sortes de difficultés

- la communauté locale

Ces intentions doivent « être sobres, composées avec une sage liberté et en peu de mots et exprimer la supplication de toute la communauté (PGMR 71) ; on ne prie pas pour des idées, mais pour des personnes. On ne prie par pour la liberté, mais pour ceux qui la recouvrent ou en sont privés ; elles sont dites de l’ambon par le diacre ou un lecteur fidèle laïc ; l’assemblée, debout, exprime sa supplication soit par un refrain chanté soit par une prière silencieuse.

Elle est pleinement développée dans l’Office de la Passion en 10 intentions dans la grande prière universelle du Vendredi Saint.

Seigneur, accueille au creux de Tes mains la prière de Tes enfants !

Bernard COLAS, diacre.





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