lundi 7 mai 2018

La surprenante modernité portée par l’Eglise


Il nous est souvent présenté comme moderne une science qui veut dominer le vivant, le sélectionner, le trier et jeter ceux qui ne sont pas dans la norme standardisée. C’est un des enjeux des discussions sur le projet de loi sur la bioéthique. 
Par ailleurs, je ne considère pas non plus comme moderne une finance débridée qui, sous prétexte de libéralisme, creuse dangereusement les inégalités et stigmatise les derniers de cordée. Je rechigne à être moderne lorsqu’il m’est fait injonction de refouler des migrants parce qu’ils sont coupables de migrer - sans compter ceux qui fuient leur pays pour rester fidèles au Christ. Mais je considère comme moderne la parole de Dieu qui, dès la Torah et depuis plus de vingt siècles, par Jésus le Fils de Dieu, clame et incarne cette parole « aimez-vous les uns les autres, il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15). Cette parole est indépassable et toujours actuelle, donc moderne. 
C’est le regard de Marie en ce mois de mai. C’est l’écho porté par le pape François dans son exhortation Gaudete et Exsultate ou le chemin de sainteté dans le monde actuel : cette beauté ancienne et toujours nouvelle constitue la véritable modernité pour un discernement. A chacun de s’y engager selon sa vocation. 
Père Edouard

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