samedi 1 juin 2013

Respect, dialogue et vigilance

Au moment où le monde change si vite, l'évolution des lois et des repères suscite beaucoup de questions. Que dire ? Que penser ? A qui s'adresser ? Qui décide ?
Lors des récentes manifestations, des querelles sont apparues sur des questions de fond et sur la forme. Mais aussi des solidarités au-delà des courants politiques ou des religions.
Le message chrétien n'est pas neutre, mais il n'est pas simpliste. Certains se sont appuyés sur l'Evangile, d'autres ont pensé que l'Eglise condamnait des personnes et ignorait le drame de leur entourage.
En septembre 2012, les membres du Conseil Famille et société se sont clairement exprimés au nom des évêques de France, en proposant des points de repère, tout en cherchant à bien montrer qu'ils n'avaient pas mission de mener les actions. Maintenant, ils disent :  
"POURSUIVONS LE DIALOGUE".

Reconnaissant de nombreux clivages vécus douloureusement, ils invitent pourtant à "tirer les enseignements positifs de ce temps de dialogue" et formulent des "pistes de réflexion pour approfondir" :
"L'homophobie, comme toute forme de discrimination , est inacceptable… Chaque personne a droit à un accueil aimant, tel qu'il est."
Alors, étudions ce texte, si possible avec d'autres. Osons ce dialogue si difficile sur des réalités complexes. Ne lâchons rien de notre capacité à écouter, à dire nos convictions, à essayer de comprendre les stratégies des lobbies qui vont réapparaître lors des prochains débats de société. Et témoignons par la prière et la vie fraternelle que l'Esprit nous anime.
Bernard PROFFIT, curé

12 commentaires:

  1. EXCUSEZ MOI DE TROUVER CE TEXTE DES EVEQUES DE FRANCE PLUTOT "MOU" ET SANS CONSISTANCE.
    OU ES TU EGLISE SEL DE LA TERRE ET LUMIERE DU MONDE ???

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  2. une famille "manifestante"1 juin 2013 à 22:35:00

    Certains évêque comme Mgr Aillet à Bayonne se sont résolument engagés :
    "... Il s’agit, à n’en pas douter, d’un mouvement social unique dans la France de ces dernières décennies :

    Vous pouvez lire l'intégralité de ce message sur :
    http://www.diocese-bayonne.org/spip.php?article3619

    Merci pour vos paroles de soutien et votre présence à nos côtés,Monseigneur !

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  3. Vous avez raison d'appeler à la vigilance car après le mariage pour tous ,il y a d'autres questions à l'ordre du jour ; la théorie du genre.
    Le savez-vous ?

    Le Gender ou l’obligation de laisser endoctriner ses enfants sous peine de prison
    Pour mesurer ce que nous allons vivre: Espagne, Allemagne --> France

    En Espagne :
    - 2005 : adoption du “mariage pour tous”
    - 2006 : mise en œuvre d’un programme d’éducation à la citoyenneté dispensé dès l’école primaire.

    2mn de vidéo sur les effets de l’éducation à la citoyenneté en classe primaire en Espagne :

    https://www.youtube.com/watch?v=NBIwz7zPu1o

    Le parallélisme entre l’Espagne et ce que nous allons vivre :
    1 – Légitimation d’un modèle homo-normatif totalement équivalent au modèle hétérosexuel (Art.1) et devant être reconnu par les associations familiales (Art.4ter),
    2 – Éducation au genre à l’école dès le primaire (Art 31, Amdt 421 et Convention égalité) et dans tous les programmes, éditions scolaires, formation des professeurs,
    3 – Objection de conscience des parents à l’éducation au genre dans les écoles : 55.000 familles objecteurs de conscience en Espagne,
    4 – Utilisation par l’État de l’arsenal pénal : 2.300 procédures judiciaires impliquant des parents espagnols, des parents allemands condamnés à 43 jours de prison,
    5– Recours des parents à la Cour européenne des droits de l'homme, en cours en Espagne, mais perdu pour les parents allemands.

    En Espagne et en Allemagne, des parents de plus en plus nombreux vont en prison (43 jours x 2) parce qu’ils ne veulent pas que l’on endoctrine leurs enfants. Des milliers de personnes sont en train de créer des associations d’objection de conscience face à cela.
    En France :
    Connaissez vous la ligne Azur recommandé par le ministère de l’Éducation Nationale ? Âmes sensibles évitez !
    www.ligneazur.org/
    « Ligne Azur est un service anonyme et confidentiel d’aide à distance pour toute personne s’interrogeant sur sa santé sexuelle (orientation / attirance, identité et pratiques …) »

    Rappelez-vous les propos de Vincent Peillon dans une interview donnée au JDD le 1er septembre 2013 : « Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. ». Propos repris par Mme Taubira à l’Assemblée : elle a lancé qu'elle voulait « arracher les enfants au déterminisme de la religion ».

    On touche à l’éducation intime, sexuelle et affective de mes enfants sous des prétextes mensongers. Ce n’est pas le rôle de la société et encore moins de l’école et des syndicats enseignants. Que les parents redeviennent des parents et ne se laissent pas à l’école, aux syndicats, à des associations minoritaires tel LGTB et à l’État le soin de le faire.

    Il faut se battre !!!

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  4. La lecture de cette longue "note" me rappelle ce qui est dit dans l'Evangile et qui ne transparait pas tellement dans ce document :
    "que votre oui soit oui, que votre non soit non"
    Le message de l'Eglise de France me semble très brouillée et peu compréhensible sur cette question.

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  5. Quand l'Eglise prend la parole sur les questions sociales ... on dit qu'elle fait de la politique
    Quand l'Eglise prend la parole sur les questions morales ... ont dit qu'elle est conservatrice
    Quand elle ne dit rien ... on dit qu'elle est absente des débats de société
    Quand elle prend la parole ... on dit que ce n'est pas son rôle

    ... cela me fait penser à ce texte bien connu :

    Reconnaissons que nous avons souvent deux poids et deux mesures pour juger notre conduite et celle des autres.

    Quand lui n'achève pas son travail, je me dis, il est paresseux.
    Quand moi, je n'achève pas mon travail, c'est que je suis trop occupé, trop surchargé.
    Quand il parle de quelqu'un, c'est de la médisance.
    Quand je le fais, c'est de la critique constructive.
    Quand lui tient à son point de vue, c'est un entêté.
    Quand moi je tiens à mon point de vue, c'est de la fermeté.
    Quand lui prend du temps pour faire quelque chose, il est lent.
    Quand moi je prends du temps pour faire quelque chose, je suis soigneux.
    Quand lui est aimable, il doit avoir une idée derrière la tête.
    Quand moi je suis aimable, je suis vertueux.
    Quand lui est rapide pour faire quelque chose, il bâcle.
    Quand moi je suis rapide pour faire quelque chose, je suis habile.
    Quand lui fait quelque chose sans qu'on le lui dise, il s'occupe de ce qui ne le regarde pas.
    Quand moi je fais quelque chose sans qu'on me le dise, je prends des initiatives.
    Quand lui défend ses droits, c'est un mauvais esprit.
    Quand moi je défends mes droits, je montre du caractère…

    ... allez bon dimanche au soleil !!!

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  6. Je suis très déçue de la position de l'Eglise si frileuse ; elle devrait être résolument contre le mariage pour tous ; la famille se trouve encore un peu plus déstabilisée
    Comment jugera t on les catholiques de 2013 dans 200 ou 300 ans ?
    Quel avenir préparons nous à nos enfants et petits-enfants ?
    France fille aînée de l'Eglise es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? question de Jean Paul II en 1980 au Bourget - question à se poser encore aujourd'hui !

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  7. La sieste du dimanche après midi me permet de prendre le temps de lire ce document épiscopal qui ne m'a pas convaincue !
    Il clarifie peu la réflexion. c'est comme lors de la messe de ce jour à l'Eglise Saint Crépin :
    - est il judicieux le jour de la fête du Saint Sacrement de faire le "pain béni" un geste sympathique certes mais qui ajoute de la confusion en cette fête qui célèbre "le "pain vivant venu du Ciel" ?
    - autre chose qui ajoute de la confusion : même sous couvert d'un témoignage est il bon de faire intervenir un laic au moment de l'homélie réservée aux ministres ordonnés ?

    Je regrette ces confusions et bien d'autres qui nous font perdre le sens du sacré.

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  8. Peut on positiver ?... quand même !
    Quand je lis la feuille d'annonces paroissiales ce week end et quand j'écoute à la messe ce matin :
    - 4 mariages ... 4 hommes avec 4 femmes s'engagent pour la vie
    - Profession de Foi à Montreuil et 1ères Communions à Chézy-sur-Marne : des jeunes s'engagent
    - un prisonnier reçoit hier la Confirmation : un chemin de libération s'ouvre
    - des petits enfants sont baptisés à midi : des parents pensent que la Foi donne du sens à la vie
    - 2 diacres et un prêtre sont ordonnés ces temps-ci

    ... je vous laisse continuer la liste des petites choses qui me font dire que la Foi reste vivante !
    Continuez ... vous verrez aussi des signes de la présence de Dieu au coeur de notre monde !

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  9. Cette loi a été votée par les députés et sénateurs issus du suffrage universel ; en démocratie, le suffrage universel est souverain ; on peut ne pas être d'accord, on a le droit de l'exprimer mais une fois la loi votée elle s'impose à tous ; ceux qui ne sont pas d'accord ont le droit de le dire et le traduire dans leur vote lors des prochaines échéances électorales. C'est mon sentiment en lisant les réactions d'un certain de nombre de catholiques très engagés contre la loi Taubira.
    Respect, dialogue et vigilance : ces 3 mots me conviennent bien !

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  10. Sur beaucoup de "sujets chauds" l'Eglise nous invite à dépasser les clivages "pour" / "contre" qui mène à des impasses.
    Réfléchir, parler avec d'autres et confronter ses idées avec celles d'autres personnes, prier, jeter des passerelles ; c'est un discours me semble t il utile dans les débats actuels et futurs ;

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  11. POURSUIVONS LE DIALOGUE ... avec, par exemple, cet interview de l'évêque auxiliaire de Lyon :
    "Alors que notre pays s’enfonce dans une crise économique et sociale de plus en plus dramatique, on a voté la loi dite du « mariage pour tous » : appellation mensongère puisque le mariage n’a jamais été et ne pourra jamais être pour tous. On a aussi, autre appellation mensongère, parlé d’« ouverture du mariage » alors qu’il ne s’agissait pas d’ouvrir une institution déjà existante, mais d’en changer la définition, ce qui est tout autre chose. Désormais, dans ce qu’on persiste à appeler le mariage, l’union d’un homme et d’une femme ne sera plus qu’une des modalités possibles. De même, dans ce qu’on continue à appeler la filiation, le fait d’être né d’un père et d’une mère ne sera plus qu’une possibilité parmi d’autres – et tant mieux pour les plus chanceux qui continueront à grandir entre deux parents de sexe différent, et tant pis pour les autres qui, pour satisfaire le désir de toute-puissance des adultes, devront porter toute leur vie la fiction absurde d’être nés de deux hommes ou de deux femmes, sans qu’on leur accorde le droit de connaître leur véritable filiation.

    Derrière ce refus pour les plus fragiles d’une liberté élémentaire, c’est bel et bien une forme de totalitarisme qui se profile. « L’origine du totalitarisme, écrivait la philosophe Hannah Arendt, c’est le ressentiment contre le fait de ne pas s’être créé soi-même et de n’avoir pas créé le monde. » Pour le dire autrement, c’est le fait de ne pas supporter de n’être pas tout-puissant, de n’être pas le Tout-Puissant.

    Devant ce mensonge et ce déni de réalité, je voudrais avoir ici une pensée pour ceux qui en sont les premières victimes, tout autant et peut-être plus encore que les enfants : je veux parler des personnes homosexuelles. Comme beaucoup de prêtres, tout au long de mon ministère, j’ai entendu souvent les confidences de personnes touchées par l’homosexualité. J’ai été témoin de leur souffrance, de leur sentiment d’exclusion, du mépris dont parfois elles font l’objet. C’est pourquoi ma colère est grande de voir comment on s’est servi d’elles pour achever de détruire une institution fondatrice de la vie en société, sous le faux prétexte de leur donner un droit qu’elles n’auraient pas eu encore. Jamais, depuis que le mariage existe, on n’avait prétendu dénier à un homosexuel le droit de se marier au motif qu’il était homosexuel, chose qui ne regarde ni le législateur ni l’officier d’État civil. Il est donc faux de dire que les homosexuels n’avaient pas le droit de se marier : ils jouissaient de ce droit comme tout le monde, dans le cadre de la définition du mariage qui était valable pour tous.

    Désormais, non seulement personne ne sait plus ce qu’est le mariage, mais voilà que les personnes se trouvent classifiées non plus en fonction de leur identité sexuée, mais en fonction de leur « orientation » – chose que les régimes les plus dictatoriaux n’avaient jamais osé jusqu’à présent inscrire dans les textes législatifs.
    Mgr Jean-Pierre Batut

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  12. Voici la fin de l'interview de Mgr Batut évêque auxiliaire de Lyon :



    Et maintenant que faut-il faire ?

    Que faire maintenant que la loi est votée et entérinée par le Conseil constitutionnel ?

    Trois choses au moins :

    1/ Nous souvenir d’abord, comme le rappelait Jean-Paul II dans son encyclique sur l’évangile de la vie, qu’« une loi injuste n’est pas une loi » Il n’y a pas plus injuste que la loi qui vient de détruire le mariage : ce n’est donc pas une loi, et ses dispositions n’obligeront jamais personne.

    2/ Ensuite, vivre en chrétiens : qui que nous soyons, c’est en nous voyant vivre que ceux qui ne partagent pas notre foi seront touchés par notre conduite. Notre première mission est d’exister comme disciples de Jésus, nous efforçant sans cesse, dans notre vie de pécheurs pardonnés, de suivre Celui qui est le chemin, la vérité et la vie.

    3/ Enfin, continuer à éveiller les consciences sur ce qui est en train de se jouer dans notre société. Nous n’en avons pas fini avec le détricotage du lien social, les atteintes à la dignité humaine sous les prétextes les plus divers : continuons sans nous troubler à appeler bien ce qui est bien et mal ce qui est mal. C’est le plus grand service, la plus grande preuve d’amour fraternel que nous pouvons donner à nos contemporains".

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