Lisons, méditons la Parole de Dieu et prions ... suivons la messe dans les médias

dimanche 1 juillet 2018

Ne pas abimer l’âme des enfants

Cette réflexion, empruntée au pape François, est un critère de discernement pour les grandes décisions de notre société car elle va dans le sens de la vie, donc de la confiance. C’est le point de vue de l’Evangile en général et, en particulier, dans l’épisode de la guérison de la fille de Jaïre lu ce dimanche 1° juillet (Mc 5,21-43). Jésus répond à la demande de ce père inquiet pour la vie de sa fille. Chemin faisant pour aller la guérir, il suscite la foi et la guérison d’une femme ainsi que l’espérance de la foule. 

Actuellement, pour réfléchir les grands problèmes, nous invoquons rarement l’intérêt premier de l’enfant, le point de vue des adultes prime, leur « droit à » l’enfant (IVG, PMA, GPA), à la protection du confort, de l’identité culturelle (face à l’immigration) pour, en définitive, cultiver les peurs et les égoïsmes. Ainsi s’installe un inconfort moral et une frustration. Lorsque M. Trump sépare des familles au nom de l’intérêt général –il y a renoncé ensuite-, lorsque les pays européens ne savent comment répondre à la détresse qui frappe à leur porte, lorsqu’on envisage de sélectionner les embryons pour obtenir le BB parfait, cela ne sent pas bon et nous renvoie à des périodes obscures de notre histoire proche. 

Je m’inquiète autant lorsque, sous nos yeux indifférents à Coallia, une famille est séparée d’une partie des ses enfants afin d’appliquer une mesure exécutoire (Obligation de Quitter le Territoire Français -OQTF-) et renvoyée dans la journée dans son pays. Dès lors que la limite est franchie, les violences s’accumulent et la confiance se fissure. La parole chrétienne ne peut que rappeler cela et s’engager en ce sens. 

Bon été à tous, 

+Edouard Ducamps, curé 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire