Communiqué 23 février 2018

Communiqué

23 février 2018


Notre évêque, Mgr Renauld de DINECHIN est hospitalisé depuis ce mardi 20 février.


Il est soigné pour une pneumopathie qui lui impose un temps de repos.


Nous l'entourons de notre prière fraternelle et formons pour lui des vœux de bon rétablissement.

Service diocésain de la Communication


mercredi 14 février 2018

Conférence de Pierre Moracchini samedi 3 mars à 14h15


à la société historique de Château-Thierry, 
Médiathèque Jean Macé Château-Thierry à 14 h 15.

Au cœur de la province franciscaine de France parisienne,
le couvent des cordeliers de Château-Thierry, XVe-XVIIIe siècles

Bâtiments rasés, absence d’archives spécifiques (chronique, nécrologe, livre de comptes), peu d’impact sur la mémoire locale : écrire une histoire consistante du couvent des cordeliers de Château-Thierry relève du défi pour l’historien. Cependant, les fouilles réalisées en 1999 dans la cour de l’actuelle médiathèque Jean Macé ont permis de lever un coin du voile, en restituant le plan du couvent fondé dans les années 1490. À notre tour, nous pensons apporter notre pierre à cette histoire, en envisageant le couvent au sein d’un ensemble plus large d’établissements franciscains, masculins et féminins – ce que l’on appelle, dans le jargon des spécialistes, une « vicairie » ou une « province ». En effet, jusqu’en 1517, le couvent castrothéodoricien dépendait  de la vicairie de France parisienne, entre 1517 et 1771, de la province de France parisienne, et après, c’est-à-dire jusqu’à la Révolution, de la province de France. Or, quoique dispersées, certaines pièces d’archives relatives à ces entités ont été conservées et concernent le couvent de Château-Thierry. Il subsiste par exemple une carte de la France parisienne, datant des années 1660, et montrant la situation de notre couvent, exactement au centre de la province. On dispose également de statistiques indiquant le nombre de religieux de chaque communauté, à plusieurs périodes de leur histoire. Cela permet de suivre l’évolution de l’effectif du couvent de Château-Thierry, et de le comparer aux autres. En outre, nous connaissons le curriculum vitæ de plusieurs religieux ayant résidé à Château-Thierry – certains y étant enterrés. Tous ces éléments devraient nous permettre de mieux appréhender le rôle qu’a pu jouer notre couvent, au sein de la ville, des régions avoisinantes et de la province franciscaine. Enfin, nous ne manquerons pas de situer les cordeliers parmi les diverses institutions religieuses de la ville, et notamment, l’autre grande implantation franciscaine, celle des capucins (l’actuel collège Jean Racine).


Pierre Moracchini

Pour me présenter : je suis historien, docteur en histoire, rédacteur en chef de la revue Études franciscaines, membre de l’École franciscaine de Paris.

Détail de la cuve de la chaire de l'église de Nogentel. Cela représente le prédicateur franciscain Saint Bernardin de Sienne. Il tient à la main le monogramme du Christ et à ses pieds des mitres, ce qui signifie qu'il a refusé de devenir évêque.
Cette chaire provient du couvent des cordeliers de Château-Thierry, c'est le seul vestige visible du couvent.



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