samedi 6 avril 2019

Le CAREME à la paroisse


9 commentaires:

  1. une paroissienne7 mars 2019 à 08:03:00

    Le Carême est un temps de conversion personnelle.
    Il est aussi un temps de conversion pour l'Eglise institution : j'étais scandalisée par les prêtres pédophiles ; je suis atterrée par les prêtres ayant abusée sexuellement de religieuses.
    Que de vies brisées d'abord !
    Quelle perte de crédibilité pour l'Eglise !
    Quel contre-témoignage par rapport à l'Evangile !
    Même si ces cas ne concernent pas tous les prêtres c'est tous les membres de l'Eglise qui souffrent.
    Prions pour toutes ces victimes de l'Eglise,d'autres institutions et celles des sphères familiales.

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  2. Je partage le commentaire précédent et veux souligner que sur ces cas d'abus sur mineurs ou sur religieuses les communautés dites "nouvelles" sont particulièrement impactées (Communauté Saint Jean, Légionnaires du Christ, Les Béatitudes, Foyers de charité, Points coeurs ...) Cela aussi doit nous conduire à réfléchir, à discerner et à être vigilants.
    Ces cas très graves et immensément douloureux ne doivent pas seulement se traduire par de la compassion et de la prière pour les victimes.
    Mais par des décisions courageuses à l'égard de ces prêtres prédateurs (pas seulement un déplacement de lieu mais une réduction à l'état laic et un accompagnement médico-psychologique et spirituel).

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  3. Abus sexuels sur mineurs et sur religieuses de la part de prêtres.
    j'ai honte.
    Que répondre aux personnes qui nous questionnent ?
    D'autant plus que que sur la question de la sexualité les positions de l'Eglise sont fermes !
    Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais.
    Même s'il s'agit d'une minorité, le retentissement est grand. Ma foi en est ébranlée, je dis tout haut ce que beaucoup pensent tout bas !
    Ce qui est condamnable ce sont à la fois les actes et le silence de l'Eglise (combien d'années a-t-il fallu pour que l'Eglise accepte de reconnaître les faits et commence à prendre la mesure des dégâts ?

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  4. L'habit ne fait pas le moine. Je connais des prêtres qui ne portent ni col romain ni petite croix au revers du veston ni grand habit mais qui sont parlant uniquement par leur attitude et leur écoute. Je suis, moi aussi, effarée par ces situations mais "aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous font du mal". Laissons la société civile juger ces hommes et aimons l'Eglise fondée dans le côté ouvert du Seigneur. N'avons-nous pas, nous aussi, à balayer devant notre propre porte ? Ne nous laissons-nous pas, nous aussi, hypnotiser par le chant des sirènes de notre civilisation ? Certes, nous n'allons pas jusqu'à ces extrémités mais nous pouvons avoir des gestes, des paroles qui blessent ou qui tuent. "Au soir, c'est sur l'amour que tu seras jugé". Laissons le Seigneur s'occuper du coeur de ces personnes et prions pour elles, pendant ce carême, afin que "nous soyons vraiment des fils du Très Haut". "Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde" (Jn 16, 33).
    Katreielie

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  5. "La vérité rend libre"
    Prions dans cette tempête pour le Pape François pour qu'il prenne les décisions courageuses et évangéliques.
    Prions l'Esprit de conseil et de force pour les évêques
    Prions pour que les prêtres demeurent fidèles à leurs promesses sacerdotales et joyeux dans leur ministère.
    Prions pour toutes les victimes d'abus sexuels et d'autorité

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  6. Au terme de cette semaine de tempête pour l'Eglise mais aussi du début de Carême je regarde mon crucifix, tu es mort sur la croix pour nous sauver du péché - le péché de ces prêtres qui ont abusé de mineurs ou de religieuses, le péché des hommes et des femmes, et mon péché à moi aussi. Pardon, Seigneur.

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  7. Une méditation de Charles de Foucauld pour nous faire du bien en ce premier dimanche de Carême :

    Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la Grâce de Dieu ; c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul.

    C’est indispensable… C’est un temps de grâce, c’est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer. Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l’esprit intérieur.

    Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls: c’est une source qui voudrait donner de la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l’ayant pas: on ne donne que ce qu’on a et c’est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l’âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui.

    Notre Seigneur n’en n’avait pas besoin mais il a voulu nous donner l’exemple.

    Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.

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  8. J'ai lu ce message très fort de l'archevêque de Rouen : il y a de la pourriture dans notre Eglise catholique !
    Le cardinal PHILIPPE BARBARIN vient d’être condamné pour « non-dénonciation de mauvais traitements envers un mineur ». Je ne commente pas cette décision de justice. Elle s’ajoute à d’autres révélations et condamnations de prêtres, d’évêques, de religieux ou religieuses qui ont abusé d’enfants ou de personnes fragiles, crimes terribles. En raison même des processus psychologiques, on peut penser que les victimes n’ont pas toutes parlé. À cela se sont ajoutés des comportements de la hiérarchie et des proches des victimes qui ont étouffé des paroles.

    Il y a de quoi être troublé. Je le suis avec vous tous. Nous apprenons de Jésus qu’il n’y a pas d’impasse pour les pécheurs. Nous découvrons des péchés graves, aggravés parce qu’ils ont été cachés. Le chemin passe par l’acceptation de notre péché. Je n’imaginais pas à quel point il y a de la pourriture au sein de notre Église catholique. Est-ce par aveuglement ou par orgueil ? Est-ce par protection plus ou moins consciente de l’Église ou des personnes ? Je ne sais pas répondre. Je m’examine moi-même, et chacun a sans doute sa réponse. En tous les cas, nous avons maintenant à accueillir la lumière qui éclaire ces ténèbres.

    Notre espérance n’en est pas moins grande. Par avance, Jésus a interrogé l’Église qui critique si facilement la société : « Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? » (Mt 7,3). Chacun peut accueillir cette question, surtout au temps du carême. Accueillir humblement la question est déjà chemin de salut.

    Combien de temps encore cette purification va-t-elle durer ? Je n’ai pas de réponse. Je demande seulement au Seigneur de ne pas nous tenter au-delà de nos forces, comme il l’a promis. Je le supplie aussi de regarder tout le bien que nos communautés avec leurs prêtres, leurs religieux et religieuses, leur évêque font en vivant l’Évangile.
    Oui, Jésus continue de dire à son Église comme à Pierre : « Arrière Satan, tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu » (Mt 16, 23) et de l’interroger « Pierre, m’aimes-tu ? » (Jn 21, 15) pour lui redonner sa confiance. Oui Jésus continue de nous « faire de vifs reproches » (Mc 8, 32) en nous disant aussi : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15).

    Puisse le carême être vraiment un temps favorable.

    Avec beaucoup d’amitié et en communion.

    À Rouen, le 8 mars 2019.

    DOMINIQUE LEBRUN

    Archevêque de Rouen

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  9. Lors d'une semaine à la neige nous avons trouvé et aimé cette méditation :

    JEÛNER >Jeûne de paroles blessantes : que tes lèvres ne prononcent
    que des paroles de bénédiction. >Jeûne de critiques et de médisances :
    bienveillance et miséricorde doivent habiter ton âme. >Jeûne de
    mécontentement : que douceur et patience deviennent tes compagnes
    de chaque jour > Jeûne de ressentiment : que ton cœur cultive la
    gratitude. >Jeûne de rancune : que le pardon ouvre toutes les portes qui
    t’ont été fermées. >Jeûne d’égoïsme : que la compassion et la charité
    fleurissent à chacun de tes pas. >Jeûne de pessimisme : que l’espérance
    ne quitte jamais ton esprit. >Jeûne de préoccupations et d’inquiétudes
    inutiles : que règne en toi la confiance en Dieu. >Jeûne d’occupations
    superficielles : que la prière emplisse tes journées. >Jeûne de paroles
    futiles : que le silence et l’écoute t’aident à entendre en toi le souffle de
    Dieu. (Auteur inconnu)

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