En bref

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samedi 4 mars 2023

L'édito du mois de mars du Père Aimé-Victor

CHOISIS DONC LA VIE (Dt 30, 19)

Ce troisième mois, le mois de mars, sera marqué par le temps du carême, temps durant lequel les chrétiens vivent une double expérience qui conduit à la conversion : d’une part, l’expérience de la fragilité et de la finitude de l’homme qui appelle à rompre avec le péché et à s’ouvrir à la grâce. Et, d’autre part, l’expérience de la miséricorde et de l’éternité de Dieu. Ainsi, le carême est un moment favorable pour se décider, car il faut absolument choisir entre la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction, le bonheur ou le malheur. En effet, Dieu dit : « Je te propose aujourd’hui… » (Dt 30,15-20).


Toute la culture biblique nous enseigne qu’il faut à tout prix et dans tous les cas choisir la vie. Ainsi, au cœur des dix Paroles que Dieu donne à son peuple pour la première Alliance du Sinaï, Dieu dit : « Tu ne tueras pas » (Ex20,13). Le Créateur et Maître de la vie nous interdit formellement de mettre fin à la vie qui vient de Lui et qui est à Lui. Une invitation au respect de la vie de sa genèse et à sa fin. Ainsi, par exemple, Il ne permet pas à Satan de porter la main sur la vie de Job (Jb1,12). L’histoire de Caïn et Abel nous rappelle que Dieu nous a établit les gardiens de nos frères et sœurs : « Où est ton frère Abel ? … Qu’as-tu fait ! Ecoute le sang de ton frère crier vers moi du sol ! » (Gn4,1-16).

 Il est maintenant clair que : il ne revient pas à un homme de décider de la mort de son semblable.

Être le gardien de son frère, c’est développer les soins de santé, les soins palliatifs, les soins en fin de vie, c’est multiplier de l’attention et de la présence auprès des personnes malades ou isolées, c’est leur apporter la présence et la compassion de Dieu par les sacrements de l’Eglise, c’est assurer une proximité, c’est tout simplement être charitable envers ceux qui sont démunis. 

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique crie très fort : « l’infanticide, le fratricide, le parricide et le meurtre du conjoint sont des crimes spécialement graves en raison des liens naturels qu’ils brisent. Des préoccupations d’eugénisme ou d’hygiène publique ne peuvent justifier aucun meurtre, fût-il commandé par les pouvoirs publics » (CEC, n°2268).  

Que Marie, Mère de l’Eglise et de tous les hommes, nous obtienne la grâce de fuir cette culture qui prône la mort comme un bien et de respecter le droit inviolable de tout être innocent à la vie.

Père Aimé Victor BAGALA


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