vendredi 8 mai 2020

Lien paroissial vendredi 8 mai

La messe, Ac 13, 26-33 ; Ps 2 ; Jn 14, 1-6.


Dans la continuité d’hier, Paul conclut la mise en perspective historique de la bonne nouvelle : « Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a complètement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume 2, : tu es mon fils : » moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ».
Deux aspects de la foi sont ainsi rappelés aux chrétiens :
-          D’une part, comme le pape François le soulignait dans son homélie, ce récit montre que la dimension de peuple de Dieu est essentielle, donc l’importance de se savoir membre et héritier du peuple de l’alliance. Le sensus fidei est issu de cela. La théologie réfléchit à partir de cela. La catholicité de l’Eglise embrasse toute cette histoire et s’offre à tous ceux qui veulent y adhérer.
-          D’autre part, la foi chrétienne est centrée sur le kérygme (« noyau dur » incontournable), qui affirme que « la promesse, Dieu l’a accomplie en ressuscitant Jésus... ». Oui, nous croyons que Jésus, fils de Dieu est mort et ressuscité pour le salut de nos vies. Les valeurs chrétiennes, importantes en soi, découlent de cette source et ne peuvent dire tout de la foi, ce qui la réduirait à une belle morale. Il n’y a pas de véritable évangélisation si, à un moment ou un autre, nous ne témoignons pas de la source de nos choix de vie, rappelait le pape Paul VI (encyclique evangelium nuntiandi, l’annonce de l’Evangile dans le monde moderne).


Hier était soulignée la dimension personnelle du cheminement au sortir de ce confinement, aujourd’hui, nous apercevons pourquoi la dimension communautaire est essentielle pour le peuple de Dieu et combien est vitale l’assemblée dominicale dont nous attendons avec impatience et peine la reprise.

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Le 8 mai fête la fin des cinq années de la guerre 1939-45. Une fête exigée par les anciens combattants et les déportés. a été instaurée pour se souvenir, car la mémoire est courte. La « guerre » actuelle décrétée en haut lieu aura certainement besoin de symboles pour fixer les mémoires. En effet, les bonnes intentions envisagées durant le confinement et une fois la peur dissipée, risquent de se dissiper rapidement. Individuellement et ecclésialement, nous y pensons.
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Hier, les déclarations du ministre de l’intérieur, ministre des cultes, étaient très succinctes : « nous préparons avec les pasteurs un plan de reprise des cultes d’ici la fin du mois de mai ». Déjà peut-on espérer pour la Pentecôte une reprise. Mais impossible encore de prévoir le nombre de personnes autorisées à se rassembler. A suivre…


« Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous juges de la terre. Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant ». Psaume 2.

A demain,
Père Edouard.

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